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Un conducteur ivre percute un panneau de signalisation au Larvotto

Mis à jour le 02/08/2018 à 05:10 Publié le 02/08/2018 à 05:10
Le quadragénaire russe a été interpellé dans la nuit du 31 juillet avec un taux de 1,97 g d'alcool et a comparu devant le tribunal quelques heures plus tard !	(Archive N.-M.)

Un conducteur ivre percute un panneau de signalisation au Larvotto

Un quadragénaire russe a comparu lundi après-midi, menotté, devant le tribunal correctionnel pour conduite en état d'ivresse.

Un quadragénaire russe a comparu lundi après-midi, menotté, devant le tribunal correctionnel pour conduite en état d'ivresse. Il avait été interpellé dans la nuit du 31 juillet, avec un taux de 1,97 g d'alcool pur dans le sang, après avoir percuté avec sa « Mercedes » un panneau de signalisation sur le boulevard Princesse-Grace, au Larvotto.

Heureusement, aucune victime n'était à déplorer.

Condamné à une peine de deux mois d'emprisonnement assortie du sursis, ce directeur de société est ressorti libre de l'audience de flagrance. Des vacances tout de même gâchées avec une dizaine d'heures passées à la maison d'arrêt… Mais il pourra retourner, dans les prochaines minutes, sur ses terres austères de Mourmansk, au bord de l'océan Arctique au-delà du cercle polaire.

Un taux d'alcoolémie quatre fois supérieur !

On comprend la surprise du voiturier du « Sass'Café » ! Au moment de déplacer le véhicule d'un client, vers 2 h 50, il voit une puissante berline percuter un panneau d'information implanté en milieu urbain. L'employé fait des appels de phares pour alerter le conducteur… Ce dernier continue sa route jusque dans l'impasse de la ruelle Saint-Jean.

D'autres chauffeurs de l'établissement de nuit arrivent alors en courant pour porter un éventuel secours. Mais plus de peur que de mal ! L'homme au volant était dans un état d'ébriété bien avancé, d'après les policiers…

« Vous conduisiez la voiture de votre petite amie, remarque le président Florestan Bellinzona, avec un taux quasiment quatre fois supérieur au maximum autorisé de 0,50 g. Qu'aviez-vous pu boire pour arriver à une telle proportion d'alcool ? »

« C'est un meurtrier potentiel ! »

Le prévenu avoue, sans problème d'élocution avec la langue de Molière : « Quatre verres de vin blanc au dîner, cinq de gin au cours du concert au Sporting d'Été puis au Jimmy'z. À la sortie du temple du clubbing, j'ai voulu raccompagner mes amis jusqu'à Cap-d'Ail… »

Et de rajouter ex abrupto : « Je suis désolé ! J'étais certainement déconcentré quand j'ai plié le panneau… En Russie, il y a des services spéciaux qui vous raccompagnent quand vous avez beaucoup bu. Ici, à Monaco, il n'y a rien de tel… Je dirige une société de transport et je travaille beaucoup avec des entreprises françaises… »

Qu'importe son poste et ses relations professionnelles pour le procureur Alexia Brianti. La magistrate estime, dans ses réquisitions, que le tribunal doit sévir à la mesure de l'infraction.

« Monsieur, avec un taux aussi haut, représente un danger ! Il ne pouvait pas ignorer son incapacité à conduire un véhicule ce soir-là !

Cet accident en est la preuve, avant de s'arrêter quelques mètres plus loin. Il pouvait très facilement demander un taxi. Portez un coup d'arrêt à cet excès de boissons avec une réponse pénale adaptée. Car c'est un meurtrier potentiel ! Huit jours ferme et une amende à 45 euros. »

Sans avocat pour sa défense, le prévenu fera acte de contrition en affirmant : « J'arrête ma consommation d'alcool définitivement. C'est ma faute ! Je m'excuse ! Je promets de ne plus jamais boire… »

Tiendra-t-il son serment dans cette ville située au bord de la mer de Barents, où il ne fait pas bon vivre à cause de la température et où le soleil ne se lève pas pendant une cinquantaine de jours ?

Le tribunal a préféré contraindre ce ressortissant russe à respecter son engagement, au moins à Monaco et pour cinq ans, avec deux mois d'emprisonnement au-dessus de sa tête, révoqués à la moindre infraction…


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