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Un Comorien fournit un faux document pour travailler à Monaco

Mis à jour le 16/12/2016 à 05:15 Publié le 16/12/2016 à 05:15
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

Un Comorien fournit un faux document pour travailler à Monaco

Un Comorien qui souhaitait travailler à Monaco a été épinglé par la Sûreté Publique pour avoir fournit de faux papiers d'identité. Le prévenu a écopé d'une peine de prison avec sursis.

Combien il était tentant pour ce Comorien de fabriquer un faux document afin d'obtenir un emploi stable en Principauté, lié à tous les avantages dont bénéficie chaque salarié sur le plan de la couverture sociale !

Mais Sûreté publique et Main-d'œuvre veillent… Le faussaire est alors cité à comparaître devant le tribunal correctionnel afin d'être jugé pour fausse déclaration.

Cependant, aucune présence du fautif à la barre…

L'idée du document apocryphe germe en fin d'année 2015. Sans aucun scrupule, ce ressortissant de l'archipel situé au sud-est de l'Afrique fournit fausse pièce d'identité et faux nom le 30 décembre dernier, afin de décrocher une embauche au sein d'une agence de nettoiement. Quelques jours plus tard, le 10 janvier 2016 exactement, le piège se referme…

Une carte d'identité volée sur le territoire français

Cet homme d'une trentaine d'années est contrôlé à son arrivée en gare de Monaco. Il est dans l'impossibilité de présenter ses papiers aux policiers. De plus, il ne parle même pas français! Finalement, il sort une photocopie de carte d'identité. La démarche ne satisfait pas les agents, qui le conduisent directement dans les locaux de la rue Suffren-Reymond pour une vérification plus vigilante. La suite est racontée par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle.

"Grâce au numéro apparaissant sur le document, au fil des recherches les inspecteurs feront le lien avec une carte nationale française volée dans l'Hexagone. Alors, quel est son vrai nom? La réponse sera fournie par sa sœur. Elle vient voir les enquêteurs le lendemain, afin de fournir les documents originaux et la véritable identité du prévenu. Quand il a été interrogé sur les raisons d'une telle fraude, l'individu a déclaré qu'il n'avait qu'un but: je devais travailler à Monaco, mais comment faire sans papier officiel? Alors je me suis procuré la fausse carte sur le territoire français…"

Le procureur Cyrielle Colle reviendra sur la fausse déclaration, tout en constatant: "C'est un procédé que l'on remarque de plus en plus où l'on se sert de faux documents afin de faire croire que l'on est de nationalité française. Cet homme n'en avait pas le droit. Mais comme il n'a aucun antécédent judiciaire, je sollicite une peine de six mois d'emprisonnement assortie du sursis."

Le tribunal réduira les réquisitions du ministère public de moitié.


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