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"Un chèque impayé a éveillé les soupçons": l'ancien trésorier d'une association culturelle azuréenne avait détourné 20.000 euros

Mis à jour le 28/03/2019 à 07:36 Publié le 28/03/2019 à 07:36
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"Un chèque impayé a éveillé les soupçons": l'ancien trésorier d'une association culturelle azuréenne avait détourné 20.000 euros

L’ex-trésorier de l’association « Les Amis du Printemps des Arts » a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir détourné dix-huit chèques, pour un montant total de 19.550 euros.

Le Cadran solaire de Coaraze. C’est le nom de l’association que préside l’ancien trésorier des « Amis du Printemps des Arts ».

Le tribunal correctionnel de Monaco vient de le reconnaître coupable d’abus de confiance et de tentative d’escroquerie. Ce consultant quadragénaire aurait détourné dix-huit chèques, pour un montant total de 19.550 e, au profit de son association, de novembre 2015 à janvier 2018.

Cette structure avait été créée en 2009 dans le but de faire rayonner la culture et les arts en Principauté. Mais sa directrice a découvert les faits. Et les a dénoncés à la justice.

Un simple jeu de "chiffres musicaux"?

"Vous justifiez le placement des fonds sur le compte de l’association dont vous êtes président pour un rendement plus intéressant, attaque le président Florestan Bellinzona. Mais ces 19.550 euros ont manqué dans le budget des Amis du Printemps des Arts." 

L’ex-responsable des finances n’est pas d’accord et démontre un simple jeu de « chiffres musicaux » avec un relevé de la situation bancaire à l’appui.

"C’est un faux, conteste le magistrat. Vous avez conclu tout seul ce contrat, entre vous et le président du Cadran solaire qui sont une même personne afin de profiter des fonds. Alors, où sont partis les 19.550 euros?" Le prévenu campe sur ses positions et glisse entre les mots pour s’innocenter.

Le président repart à la charge: "Comment une convention qui vous autorise à vider le compte protège les "Amis du Printemps des Arts"? En deux ans, vos ponctions continuelles ont asséché le contenu financier. Il faut comprendre la surprise des responsables: avec un solde créditeur de 80 euros, les chèques utilisés pour régler dépenses et fonctionnement sont retournés avec la mention sans provision."

À la barre, on évoque la protection de l’association. Il s’agissait, pour le prévenu, de « créer un verrou pour empêcher tout projet contraire ».

"Le brouillard complet du côté de Coaraze"

Le président, agacé: "Vous avez donc sauvé les Amis du Printemps des Arts en vidant leurs comptes ! Vos fonctions ne vous permettaient pas d’engager loyalement l’association dans un contrat sans être autorisé par une délibération du conseil d’administration. Vous avez commencé à rendre l’argent au moment de votre garde à vue…"

Dans sa plaidoirie, Me Alexis Marquet, pour les plaignants, note "le brouillard complet du côté de Coaraze. Les membres de ce bureau ne sont au courant de rien au niveau du fonctionnement. C’est ce personnage qui gère tout et tout seul. Pourtant, à Monaco, la confiance était totale. Cela se comprend quand on est professeur de Droit, diplômé de Sciences Po et récemment membre du Barreau. Malheureusement, les diplômes ne protègent pas des dérives. Ce trésorier va prélever les petites sommes tous les mois. Jusqu’au jour où le grain de sable grippe les rouages. Un chèque impayé a éveillé les soupçons. Le pot aux roses est alors découvert".

Les demandeurs sollicitent 10.000 euros pour la réparation du préjudice et 5.000 euros pour les frais de justice.

"Ne le diabolisez pas"

"Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, tempête le premier substitut Cyrielle Colle. Il est impensable de prendre 19.550 e pour payer 154 e de repas pour des artistes qui ont participé à la fête du village de Coaraze. Il faut une peine d’emprisonnement afin de mettre une barrière efficace devant ce genre d’abus: sept mois d’emprisonnement assortis du sursis."

Après plus de quatre heures de débats, Me Richard Mullot évoque "le recours à un juge d’instruction pour permettre à [son] client de s’expliquer et d’éviter les zones d’ombre dans ce dossier. Il a surtout été victime de querelles intérieures, car il y a des problèmes au sein de l’association monégasque évoqués par le directeur financier. D’autre part, la spoliation n’a pas été caractérisée, car cette personne a remboursé l’argent. Ne le diabolisez pas ! S’il avait été lâche, il serait resté en France et il n’aurait versé aucune somme. Il n’y a pas de profit ni victimes. Entrez en voie de relaxe".

Le tribunal s’en tiendra à une peine de six mois de prison avec sursis et au versement de 5.000 euros à la partie civile.


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