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Un an ferme pour les voleurs d'une montre à 60 euros

Mis à jour le 04/07/2017 à 19:12 Publié le 04/07/2017 à 18:15
Les voleurs ont dû prendre la fuite à pieds et abandonner leur scooter dans la Tour Odéon.

Les voleurs ont dû prendre la fuite à pieds et abandonner leur scooter dans la Tour Odéon. Photo J.-F.O.

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Un an ferme pour les voleurs d'une montre à 60 euros

Deux Italiens comparaissaient pour le vol à l'arraché d'une montre d'une valeur de 60 €, commis dans le parking de la Tour Odéon, à Monaco. Les prévenus ont été condamnés à de la prison ferme.

"Que s'est-il passé à la Tour Odéon?", titrait Monaco-Matin dans son édition du samedi 1er juillet. Le tribunal correctionnel a répondu d'une façon précise à cette interrogation, hier après-midi, au cours de l'audience des flagrants délits.

Dans le box, menottés, comparaissaient deux Italiens pour le vol d'une montre dans le parking privé du prestigieux gratte-ciel monégasque. Ils ont été condamnés à un an de prison ferme chacun.

La scène se passe le 30 juin, en fin de matinée. Deux individus circulent dans les rues de la Principauté avec un puissant scooter TMax quand ils croisent la route d'une Mercedes. Ils repèrent la montre au poignet du conducteur. Par cupidité, ils évaluent cette pièce d'horlogerie qui a - presque - tout d'une Richard Mille à 80.000 euros. Sauf qu'il s'agit en fait d'une tocante à 60 euros…

Aveuglés par l'attrait du gain estimé, ils suivent aussitôt la berline jusque dans son parking de la Tour Odéon. Pendant qu'un des voleurs reste sur son engin quelques mètres plus loin, son complice s'approche du véhicule et attend que le propriétaire en sorte. Il le saisit par l'épaule, le secoue et remonte sur la moto qui part en trombe. La victime s'aperçoit rapidement de la disparition de sa montre et appelle les policiers.

Ils s'enfuient à pied

Mais la Tour Odéon est un véritable bunker sécurisé. Les malfaiteurs n'arriveront pas à ouvrir la porte pour s'échapper avec leur TMax. Alors ils décident de s'enfuir à pied. Dans l'ascenseur, ils se débarrassent des effets personnels qui peuvent contribuer à leur identification. Une fois dehors, ils les jetteront dans un local à ordures proche. Entre-temps, les policiers sont déjà sur les lieux et entament leurs investigations.

Les limiers de la Sûreté publique dénichent d'abord les casques et vêtements qui correspondent bien au signalement des voleurs. Puis dans un jardin proche de la Résidence Auteuil, sur le boulevard du Ténao, ils trouvent la montre avec le bracelet cassé… Et les deux détrousseurs à peu de distance. C'est du rapide : le vol a lieu à 11 h 45 et leur interpellation à midi.

Le président Florestan Bellinzona épluche leurs déclarations et il aura en retour des propos nébuleux et incohérents.

"On est en présence de professionnels"

Les prévenus ne savaient pas qu'ils étaient à Monaco. Ils sont incapables d'expliquer les raisons de leur geste. Ils ont loué une voiture pour venir de Naples à Vintimille. Ils ont confié à un transporteur leur scooter pour le transférer de Naples à Savone. Ulcéré par ses inepties, le magistrat durcit ses traits afin de connaître la raison des trois versions.

"Chacun essaie de se caler sur les affirmations de son compère. On n'en saura pas plus sur les faits ! Et les effets de rechange dans le sac à dos ? Il ne manquait que des postiches. Ce n'est pas plutôt par conscience professionnelle de la part de Napolitains venus voler des montres?"

Dans ce labyrinthe d'incompréhension et de pleurs des fautifs, apparaissent au moins clairement les nombreuses condamnations pour tentatives et vols en réunion : de x pour le mécanicien et sept pour le pâtissier qui est sorti de prison le 18 janvier 2017. D'où la réflexion de bon ton du président: "Il n'a pas eu beaucoup de temps pour faire de la pâtisserie…"

Le procureur Cyrielle Colle refera le parcours des prévenus avec minutie et précision. Et de conclure : "Quand on voit la provenance douteuse du scooter et l'immatriculation montée sur une plaque amovible, on est en présence de professionnels venus à Monaco pour pratiquer le vol à l'arrachée. Leurs antécédents judiciaires vont peser lourd : quinze mois ferme…"

L'avocat Stéphan Pastor parlera de "clients honteux et d'un maigre butin avec cette montre. Ils ont perdu pieds et ils sont retombés dans la vanité. Ils ne sont pas venus en repérage, ils tournaient en moto pour trouver leur chemin. Les prévenus ne voulaient pas s'enfuir ! Ils auraient pu franchir la proche frontière avec la France ! Ce ne sont pas des pros avec leurs attitudes de bras cassés. Considérez ce vol sur les faits : la réalité!"

Le tribunal diminuera légèrement les réquisitions du ministère public. Et l'avocat réfléchit à un éventuel appel.

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