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Un agent de sécurité d'un palace s'introduit dans la chambre d'un client qui dormait profondément pour lui voler son portefeuille

Mis à jour le 26/02/2019 à 08:30 Publié le 26/02/2019 à 10:00
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

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Un agent de sécurité d'un palace s'introduit dans la chambre d'un client qui dormait profondément pour lui voler son portefeuille

Un agent de sécurité est soupçonné de s'être introduit dans la chambre d'un client pour lui dérober de l'argent alors qu'il dormait profondément. Pourtant connu de la justice, le prévenu bénéficiera de la clémence du tribunal.

Qui ne s’est pas interrogé sur la sécurité de ses effets et autres liquidités au moment de séjourner dans une chambre d’hôtel? Un touriste a négligé l’importance de cette exigence de confiance et le petit coffre à disposition pour déposer tous les objets de valeur.

Le 31 mai dernier, ce voyageur slave s’est endormi dans la soirée en laissant son portefeuille sur la tablette. Son sommeil devait être très profond… Car le matin, au réveil, le maroquin était toujours là! Mais vidé de son contenu: soit 280 € en espèces.

Sept jeunes s’introduisent dans la pièce

De quelle manière l’argent avait-il disparu ? Les enquêteurs fourniront à la fois une réponse pertinente et le coupable: un agent de sécurité qui a comparu devant le tribunal correctionnel!

Au cours du visionnage de la vidéosurveillance, les limiers de la Sûreté publique remarquent l’intrusion d’un groupe de sept jeunes dans la pièce du palace de Monte-Carlo. Deux minutes plus tard, ils voient le vigile ressortir et manipuler quelque chose.

À l’audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle insiste auprès du prévenu pour dire la vérité.

"Un physionomiste vous a reconnu. Devant les policiers, vous ne niez pas les faits, mais vous assurez n’avoir rien volé. Expliquez-vous."

Il serait question d’une rencontre fortuite aux circonstances assez vagues. "On est allés dans la chambre de cet homme pour discuter. Mais comme il dormait profondément, on n’a pas voulu le réveiller. Un de mes copains a pris les cartes de crédit. Mais vers 7 h 51, plus conscients, nous sommes rentrés et ressortis à nouveau de sa chambre pour remettre ces cartes dans le portefeuille…"

Finalement, l’intéressé conteste toujours le vol d’argent. Un coup d’œil sur son casier judiciaire démontre deux condamnations en 2016 et 2017, respectivement pour excès de vitesse et usage de stupéfiants. Ces mentions auront-elles une influence sur l’éventuelle infraction?

Avec infiniment de sagesse, le premier substitut Olivier Zamphiroff se demande pourquoi? Comment? "C’est dommage, nous n’avons pas la version du plaignant. D’autre part, le prévenu ne dit peut-être pas toute la vérité. Toutefois, je n’ai pas d’éléments suffisants pour le condamner."

Le tribunal, empreint d’une haute sapience acquise au fil des affaires, suivra les réquisitions du ministère public en relaxant l’agent de sécurité.

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