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Trop confiant, le gérant laisse faire plus de 6.700 € de chèques sans provision

Mis à jour le 18/01/2017 à 05:18 Publié le 18/01/2017 à 05:18
Le gérant a affirmé n’avoir jamais signé les deux chèques en question.

Le gérant a affirmé n’avoir jamais signé les deux chèques en question. Photo Jean-François Ottonello

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Trop confiant, le gérant laisse faire plus de 6.700 € de chèques sans provision

Un gérant cagnois a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir signé deux chèques sans provision à un concessionnaire monégaque.

Une drôle d'histoire vécue par le gérant d'une société a été évoquée à l'audience du tribunal correctionnel. Elle trouve sa source auprès d'une société niçoise, "Energy Cars", qui demande au concessionnaire Mercedes de Monaco, la "SAMGF", de leur fournir du matériel pour un montant de 6.711 euros. En échange, il est convenu entre les deux parties que le paiement de la facture sera réglé en deux fois. Mais au moment d'être encaissés par le bénéficiaire, les deux chèques sont retournés avec la mention "sans provision".

Évidemment, l'entreprise monégasque dépose plainte contre le gérant de l'établissement azuréen au mois d'avril 2015. Si ce Serbe de vingt-quatre ans reconnaît sa responsabilité devant les juges, il affirme cependant n'avoir jamais signé les deux formulaires pour un montant respectif de 2.642,54 euros, le 7 avril, et 4.068,88 euros, le 13 avril. Considéré toutefois comme l'auteur de l'arnaque, il est entendu par les services de police et la gendarmerie de Cagnes où il réside.

"Une tierce personne pour servir de prête-nom"

De son côté, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle accorde une importance à la recherche de la faute et il interroge le prévenu sur l'origine de la création du préjudice.

À la barre, l'intempérant évoque "une rencontre d'affaire avec une tierce personne pour servir de prête-nom. Il me demande également d'ouvrir un compte à la Caisse d'épargne… Peu méfiant, je lui ai laissé le soin de remplir et signer les chèques. Moi, je n'ai jamais apposé la mienne. Mais en tant que gérant de la société, je me suis senti responsable. Alors, j'ai remboursé intégralement la somme due. Aujourd'hui je n'ai plus de contact avec cet individu…"

Après l'assurance que ses casiers monégasques et français sont néants, le procureur Cyrielle Colle note que les sommes n'étaient pas créditées sur le compte bancaire.

À l'appui de cinq documents pour comparer les paraphes, la représentante du ministère public remarque "cinq gris-gris différents, dont aucune ne ressemble en rien aux signatures habituelles du gérant. Toutefois, l'infraction est caractérisée. Envoyez quand-même un avertissement solennel au prévenu."

Après en avoir délibéré, le tribunal relaxera le gérant au bénéfice du doute.

Certes, la victime a été indemnisée, d'une part, et il a été considéré que les signatures sur les deux chèques n'apportaient pas la preuve qu'elles aient été de la main du prévenu.


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