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Trois mois avec sursis pour avoir diffamé son ancien employeur

Mis à jour le 11/10/2019 à 10:18 Publié le 11/10/2019 à 10:18
La prévenue envoyait des mails diffamants au tout-Monaco.

La prévenue envoyait des mails diffamants au tout-Monaco. Cyril Dodergny

Trois mois avec sursis pour avoir diffamé son ancien employeur

C’est un homme agressif et violent !

C’est un homme agressif et violent ! Un criminel ! Il essaie de me détruire ! Il m’a forcée à coucher avec lui ! » Les propos tenus par une Portugaise de 43 ans sur une vidéo postée sur YouTube en octobre 2018, ont été rappelés à l’audience du tribunal correctionnel par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle (*). Ces mots sont au cœur du dossier de diffamation, examiné en l’absence de la prévenue, sans domicile connu. Une affaire où le réseau social a encore fait parler de lui et où la personne visée et concernée, résidant en Principauté, n’a pas été épargnée.

Bis repetita quelques jours plus tard, où les mots sont faits pour broyer, détruire, vilipender. « Faites attention à ce personnage. Restez à l’écart : il est dangereux. Il viole les filles dans son bureau… »

Elle avait écrit à un membre de la famille princière

« Voilà des menaces divulguées par un procédé manifestement à la mode en ce moment, commente le président du tribunal. Cette dame a travaillé entre 2005 et 2008 pour un architecte naval. En février 2018, elle recontacte son ancien patron par mail afin de solliciter sa recommandation pour organiser un salon à Monaco. Les termes sont chaleureux, entreprenants, et on perçoit même une certaine tendance à accorder des faveurs sexuelles en échange. »

Dès lors, l’homme en question lui adresse une simple attestation où il mentionne la période passée dans son entreprise par cette femme qualifiée d’architecte naval. Toutefois, le patron reste sans réaction par rapport aux vidéos postées et dont on ne sait pas combien de fois elles ont été visualisées. Jusqu’à l’apparition de courriels envoyés à un membre de la famille princière, également à l’attention du Souverain, aux employés du palais, aux dirigeants du Yacht-club, au directeur de Sûreté publique et de la police portuaire. Ce véritable complot nourri est l’occasion d’un dépôt de plainte.

« L’intéressée, poursuit le président, se lance dans une dénonciation calomnieuse. Elle accuse la victime d’avoir des relations sexuelles avec les enfants d’un premier lit de son épouse. Entendue par la police, la dénonciatrice n’a pas contesté les faits qu’elle a qualifié d’actes réels. Il a été suggéré de l’expertiser par un médecin psychiatre. Mais depuis, elle a disparu de la Principauté. »

« Elle était prête à tout pour réussir »

Le tribunal, saisi des poursuites et avant d’apprécier la pertinence des accusations portées à l’encontre du chef d’entreprise, a cédé la parole à la partie civile.

« Cette femme a précisé aux policiers qu’elle était prête à tout pour réussir, souligne Me Raphaëlle Svara, très remontée. Certainement influencée par l’affaire Weinstein, elle a humilié mon client qui jouit d’une bonne réputation en Principauté et jusqu’à menacer sa famille. Je sollicite la somme de 20 000 e. » Le premier substitut Olivier Zamphiroff, dans ses réquisitions, a réclamé brièvement une peine de deux mois d’emprisonnement pouvant être assortie du sursis, plus 3 000 e d’amende.

Comme les faits sont suffisamment précis, déterminés et attentatoires à l’honneur ou à la considération du plaignant, les juges ont condamné par défaut la prévenue à trois mois avec sursis et 5 000 e d’amende.


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