Rubriques




Se connecter à

Trois employés de restaurant pincés lors d'une pause-cannabis à Monaco

Trois employés dans un restaurant du Larvotto ont été repérés par un policier en civil. Les trois prévenus écopent d'amendes.

JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 22/02/2017 à 05:03, mis à jour le 22/02/2017 à 11:15
Photo d'illustration Photo Frantz Bouton

La tendance à la pause-cannabis a conduit trois jeunes employés d'un restaurant du Larvotto devant le tribunal correctionnel. Le 29 juin dernier, le trio décide dans l'après-midi, en fin de service, de se faire un petit "chichon" entre copains! À quelques pas de l'établissement, sur la plage du Larvotto, ils se partagent la petite fumette en catimini. Mais un passant anonyme, par l'odeur attirée, s'approche. C'est un policier ! Il les questionne.

Entretemps, le plus âgé, un Carrossois, a vite pris conscience du danger de détenir trop de stupéfiants. Outre les 2,68 g de résine découverts dans ses poches, il balance un texto sur le portable d'un collègue encore au vestiaire: "Attention, est-il cacographié, il faut planquer l'herbe (7,94 g) restée dans mon casier."

On retrouve le produit illicite sur le plus jeune, un Levensois. "Pour l'avoir mis dans votre poche, déclare, le président Florestan Bellinzona, vous devenez un délinquant parce que vous transportez de la drogue…"

Le troisième prévenu, un Ézasque, n'aurait même pas tiré une taffe. C'était juste un fumeur passif… Mais il avait un joint sur lui! Et les deux autres des fumeurs occasionnels? Certes, les trois fautifs essaieront de minimiser l'importance des faits reprochés.

 

L'"aîné" du groupe ne pourra pas échapper toutefois aux acquis du magistrat: "Vous avez déjà été condamné en 2009 et 2014 pour la même chose. Puis en 2016 pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique (CEA pour le tribunal). D'où vient la substance? Fumez-vous encore?"

"Il s'en est sorti"

Le jeune homme confesse: "J'avais acheté le chanvre, la veille, à Nice et je l'avais conservé sur moi… Cet été, j'ai appelé un centre de désintoxication où le traitement des addictions est gratuit. Depuis, je n'ai plus fumé…"

Au premier substitut Olivier Zamphiroff de requérir des peines les mieux adaptées.

"Dans ce dossier, ce dernier, avec des antécédents critiques, ne tient pas compte des avertissements: une forte amende. Le plus jeune, comme la substance psychotrope n'est pas quantifiable: une amende. Pour le troisième, le transporteur: une amende également, mais avec sursis."

Côté défense, Me Sarah Filippi va plaider la cause de son client au casier judiciaire rempli en lien avec une addiction.

 

"Il a eu la volonté d'en réchapper, garantit l'avocat-défenseur en fournissant les tests de dépistage. Aujourd'hui, il s'en est sorti! Il a envie réellement de se relever, de reprendre le dessus! Optez pour la clémence."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public en fixant le montant des sommes. Soit respectivement des amendes de 1.000 euros ; 150 euros ; 500 euros avec sursis.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.