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Tribunal correctionnel de Monaco: 2017 en 7 procès

Mis à jour le 26/12/2017 à 18:32 Publié le 26/12/2017 à 18:31
Le Palais de justice de Monaco en voit de toutes les couleurs au fil des audiences.

Le Palais de justice de Monaco en voit de toutes les couleurs au fil des audiences. Photo Cyril Dodergny

Tribunal correctionnel de Monaco: 2017 en 7 procès

Ils en voient des vertes et des pas mûres, les juges du tribunal correctionnel de Monaco, tout au long de l’année. Voici, dans le désordre le plus total, sept affaires qui ont retenu notre attention en 2017, par leur gravité ou leur côté cocasse. Comme on va le voir à la lecture de ce condensé, il n’y a pas que des drames qui sont débattus dans une enceinte judiciaire.

1 : Un petit joint en prison

Pour avoir fumé du cannabis au cours de la promenade réglementaire, un détenu de la maison d’arrêt de Monaco a écopé de six mois de plus à effectuer sur sa peine initiale. Ce 24 mars 2016, les gardiens de la prison n’auront pas eu trop de mal à flairer l’embrouille, lorsque des odeurs de haschisch viendront chatouiller leurs narines. C’est sa sœur qui lui avait procuré la drogue lors d’un parloir.

2 : Cocaïne et partouze à la barre

L’affaire aurait très bien pu se limiter à la détention d’un sachet de coke. Le 6 mai 2016, un homme est arrêté à la gare avec un sachet de 2,29 grammes de cocaïne. Là où l’affaire se pimente, c’est que ce Mauritanien de 33 ans avait également 800 euros en poche. Le consommateur serait-il trafiquant? "Les sous m’ont été remis par mon copain en échange d’une prestation sexuelle avec lui et son amie", assure le prévenu. Pour la détention de drogue: 15 jours de prison avec sursis. La partouze, elle, est tout à fait légale.

3 : Oups, j’ai oublié ma femme!

Pas banale, cette histoire. Trou de mémoire? Trop d’alcool? Le mari conteste avoir pris les commandes de son scooter en état d’ivresse. La suite laisse pourtant songeur… Le 6 décembre 2016, sa femme et lui sortent du restaurant Graziella. Ils montent sur le scooter et s’en vont.A hauteur de l’avenue des Papalins, à Fontvieille, le pilote percute un véhicule en stationnement. Sous l’effet du choc, sa passagère tombe sur le macadam. Le conducteur se relève et repart… en oubliant sa femme sur la chaussée! "A la sortie du virage, tout est devenu noir, soutient le prévenu. Ma tête a frappé contre le sol. J’étais désorienté. Vers 4 heures, ma femme est arrivée à la maison…" Sanction pour ce malheureux oubli, mais aussi pour tout le reste: 15 jours de prison avec sursis et 900 euros d’amende.

4 : La femme de ménage arnaqueuse

"L’argent me permettait d’aider ma famille restée à Madagascar et m’assurait également un train de vie confortable. Je regrette…" C’est la ligne de défense de cette femme de ménage qui a comparu pour avoir volé de l’argent à son patron fortuné. Tellement riche qu’il a mis du temps à se rendre compte qu’il avait été dépouillé, à partir d’avril 2014, de la coquette somme de 180800 euros. Par deux moyens: en effectuant des retraits avec des cartes bancaires dont elle avait déniché les codes secrets (40.800 €) et en falsifiant des chèques de remboursement des achats effectués pour son patron (140.000€). La dame devra faire beaucoup de ménage pour s’acquitter des 208.180€ qu’elle devra verser à son ex-patron, peine complétée par trois mois de prison ferme.

5 : Le Sexe à l’air dans le bus

"J’ai bien sorti mon sexe. Mais d’une manière discrète, en le dissimulant derrière ma sacoche. J’ai des pulsions dès que je suis entouré de personnes. Je ne peux pas lutter contre ce comportement…" Par deux fois, les 19 et 21 octobre 2016, cet Italien de 35 ans a eu ce geste obscène dans le bus, précisément la ligne 4 reliant Fontvieille et Saint-Roman, avant de se frotter contre de jeunes filles. Le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique avant de se prononcer. Et puis la peine est tombée: trois mois de prison ferme.

6 : Quand le coiffeur se fait payer en nature

Une coupe gratuite en échange d’une fellation. Voilà le deal que proposait ce coiffeur harceleur du Larvotto à certaines de ses clientes. Au terme d’une audience très pimentée, le tribunal correctionnel a condamné cet Italien au comportement totalement déplacé à quatre mois de prison ferme pour vol, usage de stupéfiants et abus de confiance. Mais rien pour le harcèlement sexuel, faute de preuves.

7 : C’était un vol, pas un viol

Pas simple pour des juges, parfois, de démêler le vrai du faux. Surtout quand l’affaire examinée est celle d’une prostituée qui accuse de viol le client qui l’a dépouillée en s’emparant de 800 e dans son sac à main. Une accusation qui apparaît finalement imaginaire et qui n’avait pour seul but que de punir l’homme qui venait de lui piquer sa recette…


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