“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Tout juste sorti de prison, il vole un parfum à 119€... et retourne derrière les barreaux

Mis à jour le 21/02/2019 à 08:45 Publié le 21/02/2019 à 08:30
« Je suis entré dans la boutique sans idée préconçue », a affirmé l’un des prévenus qui, arrêté, a menti sur son identité et donné le nom de son frère en garde à vue.

« Je suis entré dans la boutique sans idée préconçue », a affirmé l’un des prévenus qui, arrêté, a menti sur son identité et donné le nom de son frère en garde à vue. Photo Illustration MM

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Tout juste sorti de prison, il vole un parfum à 119€... et retourne derrière les barreaux

Deux jeunes Marseillais ont été condamnés à des peines de prison pour le vol d'un coffret de parfum de luxe dans une parfumerie à Monaco.

On ne transige pas avec la sécurité en Principauté. Même pour le vol d’une bouteille de parfum à 119 euros.

Cette infraction a conduit deux jeunes Marseillais de 23 ans, sans profession, à comparaître menottés devant le tribunal correctionnel de Monaco. Ils ont écopé respectivement de seize jours de prison ferme pour l’escamoteur du flacon, et quinze jours avec sursis pour son complice.

Auront-ils compris que le "tourisme soustractif" est un mode de villégiature sévèrement sanctionné sur le territoire monégasque?

Les faits ont eu lieu jeudi dernier, en début d’après-midi, dans une parfumerie de la rue Caroline. Quatre personnes entrent dans la boutique par curiosité. Dès leur départ, la vendeuse fait le tour des rayons et remarque la disparition d’un coffret de parfum pour femme.

Les policiers alertés et munis des signalements, repèrent le groupe, vers 14h15, sur l’avenue de Grande-Bretagne. Au moment de l’interpellation, un jeune homme laisse tomber un objet entre deux véhicules: c’est le fameux parfum "Hugo Boss" dérobé.

Les deux femmes sont rapidement mises hors de cause. En revanche, les autres personnes sont conduites à la Sûreté Publique. Au cours de leur garde à vue, les inspecteurs ont un doute sur l’identité d’un des voleurs. Il avait donné, en effet, le nom d’un tiers. Finalement, les deux individus reconnaissent leur méfait.

A l’audience de flagrance, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle pousse les prévenus à dévoiler leurs véritables intentions. Préméditation? Dessein de revente?

"Je suis entré dans la boutique, affirme l’auteur du vol, sans idée préconçue. C’est à la vue du coffret que je l’ai pris pour le dissimuler dans le sac de mon cousin. J’ai alors indiqué à mon cousin de bien le cacher car je venais de le dérober. C’était pour offrir…"

"C’est surtout parce qu’à Monaco on n’a pas l’habitude de voir les gens en survêtement"

Le magistrat note "la suspicion du commerçant face à votre attitude dans son magasin. Avez-vous la fâcheuse manie de voler?"

Le complice réfute cette description. "C’est surtout parce qu’à Monaco on n’a pas l’habitude de voir les gens en survêtement. Oui, j’ai gardé le parfum confié car je pensais que c’était pour sa copine…"

Le président s’intéresse ensuite aux raisons de donner une fausse identité. "Je suis sorti récemment de détention, avoue le prévenu concerné. Je n’ai ni hébergement ni travail. Je devais pointer car je suis soumis à un contrôle judiciaire. Comme je risquais d’avoir des soucis, j’ai donné le nom de mon frère." Si son casier monégasque est vierge, le relevé français comporte neuf mentions à partir de 2014 jusqu’en 2017, pour vols, violences, stupéfiants… L’autre Massaliote n’a pas (encore) de dossier pénal.

Inquiet tout de même de leur comportement, le magistrat veut connaître leurs perspectives d’avenir. "Avoir du travail comme tout le monde pour m’en sortir", "Je veux fonder une famille et être heureux", déclarent-ils respectivement.

Il n’empêche, pour le procureur général adjoint Hervé Poinot, "ces deux-là sont venus plusieurs fois à Monaco avant leur interpellation. C’était pour une étude des lieux. Le premier est un professionnel du vol. Le second est en formation pour apprendre. Leur technique de venir en groupe est connue. Cela permet de troubler l’attention des vendeurs."

"Il a compris qu’il n’avait plus le droit à l’erreur"

Il est requis: "Pour celui qui se débarrasse du flacon dans le caniveau, vous prononcerez une peine de deux mois avec sursis. Trois jours dans les geôles monégasques sont suffisants pour envisager un autre genre d’apprentissage. Pour l’autre, il sort de vingt mois de détention avec une promesse d’embauche dans les prochains jours sans en fournir la preuve. Sanctionnez son attitude de vol et de mensonge par deux mois de prison ferme."

Pour la défense, les prévenus n’ont posé aucun problème et l’objet volé a été restitué et remis en vente. "Le premier, estime Me Clyde Billaud, recherche un emploi et le message est passé. Le risque de récidive est inexistant. Certes, l’autre à un passé tumultueux, car livré à lui-même après la disparition de ses parents. Il a rendez-vous à la maison de retraite d’Antibes pour un poste de cuisinier. Il essaie de trouver des solutions. Tenez compte de son statut de délinquant primaire en Principauté, car il a compris qu’il n’avait plus le droit à l’erreur afin de sortir de la spirale infractionnelle."

Décision du tribunal : seize jours ferme pour l’auteur du vol. Quinze jours avec sursis pour son complice.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.