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Temps fort au procès de Moussa Coulibaly, la vidéo d’une attaque fulgurante et ultra-violente au cœur de Nice

Mis à jour le 10/12/2019 à 18:22 Publié le 10/12/2019 à 18:19
Les trois militaires varois avaient été agressés à l'arme blanche sous les arcades de de la place Masséna.

Les trois militaires varois avaient été agressés à l'arme blanche sous les arcades de de la place Masséna. Photo C. D

Temps fort au procès de Moussa Coulibaly, la vidéo d’une attaque fulgurante et ultra-violente au cœur de Nice

La scène ne dure que quelques brefs instants. Mais ses conséquences sont lourdes, et longues à évaluer. Ce mardi après-midi, le procès de Moussa Coulibaly à Paris a connu un nouveau temps fort.

Après avoir entendu la seule victime présente, un militaire du 54e régiment d'artillerie de Hyères, la cour d’assises spécialement composée fait projeter les images de l’attaque commise le 3 février 2015, à Nice. Un visionnage édifiant.

>> RELIRE. "S’il avait pu tuer, il aurait tué" : le récit glaçant du militaire varois qui avait stoppé un terroriste en plein centre de Nice

Il est 14h03, ce mardi-là. Les caméras de vidéoprotection de la Ville sont braquées sur les arcades de la place Masséna, côté ouest. On voit un homme, de dos, descendre l’avenue Jean-Médecin en direction de la place Masséna. Il manque de percuter une passante qui marche en sens inverse. A la hauteur du numéro 5, sa main droite s’ouvre, laissant choir un sac plastique blanc, aux pieds d’un militaire positionné dos au mur.

L’attention du soldat est attirée vers le sol. Profitant de cette diversion, l’inconnu se jette sur lui et lui porte un coup de couteau au visage. Le deuxième militaire se rue sur l’agresseur. La suite est confuse. Et brève. L’assaillant tente de fuir, mais il est fauché en plein élan par le balayage du troisième militaire. Ses pieds décollent. Il s’effondre sur le bitume.

Un témoin le frappe, les victimes l'écartent

Ce troisième soldat tente de le maîtriser, non sans difficulté. Des intervenants viennent lui prêter main forte. Pendant ce temps, "les passants s’enfuient", commente le président Franck Zientara. L’un d’eux "porte un coup de pied" à l’agresseur au sol. Il "se fait écarter par les militaires", soucieux d’empêcher un lynchage collectif.

Des policiers, des contrôleurs du tramway et d’autres militaires interviennent. Ils aident à maîtriser et désarmer l’assaillant. Ce dernier se nomme Moussa Coulibaly.

Moins de dix secondes se sont écoulées entre le premier coup de couteau et le balayage décisif. La cour fait rediffuser, au ralenti, les images de cette agression fulgurante et ultra-violente. Pas de son, bien sûr. A vrai dire, Coulibaly n'a pas dit un mot. Tout juste les militaires remarquent-ils qu'il a "les larmes aux yeux".

Les armes présentées à l'audience

L'agresseur est mutique, mais ses armes en disent long sur ses intentions.

Après les images vidéo, voici les armes, bien réelles. L'huissier extrait des scellés le couteau qui a blessé, et l'autre, que Coulibaly avait caché dans une chaussette.

La lame du premier est impressionnante. A sa vue, Me Nicolas Gemsa, l'avocat des militaires, écarquille les yeux. Moussa Coulibaly, lui, reste impassible dans le box. Une constante.

verdict jeudi

Le militaire au geste salvateur a quitté la salle durant la projection de ces images, lourdes de sens. Mais il revient assister à la suite des débats. Notamment à l'audition houleuse du frère le plus proche de Coulibaly, qui irrite le président par son attitude et ses réponses. A ses yeux, Moussa "n'est pas un terroriste. Il a juste pété les plombs".

Le verdict est attendu jeudi.


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