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Sur "le chemin vers le coma éthylique", elle décide de prendre le volant pour raccompagner une amie

Mis à jour le 05/06/2018 à 08:27 Publié le 05/06/2018 à 08:30
« Cette proportion d'alcool correspond à la quantité de deux bouteilles de vin ou une de  spiritueux...», a noté, effaré, le magistrat.

« Cette proportion d'alcool correspond à la quantité de deux bouteilles de vin ou une de spiritueux...», a noté, effaré, le magistrat. Photo d'Illustration Cyril Dodergny

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Sur "le chemin vers le coma éthylique", elle décide de prendre le volant pour raccompagner une amie

Une jeune estonienne a voulu raccompagner son amie prise de malaise. Contrôlée, la conductrice présentait un fort d'alcoolémie. Jugée, elle a pu bénéficier de la clémence du tribunal.

Dans le box, à l'audience de flagrance, vendredi dernier, une jolie femme estonienne de 29 ans.

Très chic, elle comparait, menottée, devant le tribunal correctionnel pour avoir conduit sa Mercedes avec un taux d'alcool de 1,13 mg par litre d'air expiré. Soit 2,26 g dans le sang.

Elle semble même étouffer dans l'atmosphère lourde du prétoire, car elle craint la sagacité de la justice après avoir bu autant. Finalement, les juges prononceront une peine clémente de six mois d'emprisonnement assortis du sursis.

Quelle contenance! Dans la nuit de mercredi à jeudi, cette gérante d'un salon de beauté dans la république balte, prend un verre à "La Rascasse" et fait la fête au "Sass' Café".

Comme Orphée, elle descend dans l'enfer de la boisson pour en ramener l'ivresse avec des cocktails composés de plusieurs alcools forts. Quand sa copine est prise d'un malaise, elle lui propose de la raccompagner…

"Comment pouviez-vous arriver à conduire?"

Sur le chemin du retour, elle stationne devant le restaurant "Rampoldi" pour prendre un en-cas au "Tip-Top". Au moment de manœuvrer pour se garer, vers 3 h 25, elle érafle un véhicule. Le propriétaire aperçoit les rayures sur la carrosserie et averti la police. Contrôlée, la conductrice est alcoolisée…

"À 4 h 09, précise le président Florestan Bellinzona, soit quarante minutes plus tard, vous aviez un taux de 2,26 g. C'est colossal! Vous aviez fait les trois quarts du chemin vers le coma éthylique. Comment pouviez-vous arriver à conduire?"

Les yeux de la prévenue s'alanguissent et se fondent avec un air résigné. Des larmes imbibent ses cils et coulent sur ses joues.

"Je pensais être en état de diriger la voiture appartenant à ma mère. Certes, quand j'ai démarré, j'ai noté un comportement inhabituel. Une sensation étrange… Car je n'ai pas l'habitude boire."

"C'est pour aider son amie souffrante"

Le magistrat est perplexe. Incrédule! "En êtes-vous sûre? Cette proportion d'alcool correspond à la quantité de deux bouteilles de vin ou une de spiritueux. Vous avez mis en danger tous les gens que vous avez croisés…"

La représentante du parquet est formelle dans ses réquisitions: "On ne peut pas tolérer de tels excès de boisson, martèle à son tour Cyrielle Colle. Cela arrive bien trop souvent. Nous voulons protéger la population de Monaco. Une peine de huit à dix jours de prison ferme s'impose."

La défense reconnaît que sa cliente avait bu. "Mais elle a déjà passé une nuit en détention, souligne Me Xavier-Alexandre Boyer. C'est pour aider son amie, souffrante, qu'elle a pris sa voiture. Vu l'absence d'antécédent et l'obligation de retourner, lundi, en Estonie pour gérer son salon, une peine avec sursis serait la plus adaptée."

Sensibilisés par les arguments de la défense, les juges lui éviteront un retour en prison…

Offre numérique MM+

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