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Strangulation, morsure... Un couple de sexagénaires s'accuse de violences réciproques sur fond d'adultère

Mis à jour le 20/03/2018 à 10:18 Publié le 20/03/2018 à 10:20
Dans cette affaire où un couple sexagénaire s'accuse de violences réciproques, sur fond d'adultère, tribunal rendra sa décision mardi prochain.

Dans cette affaire où un couple sexagénaire s'accuse de violences réciproques, sur fond d'adultère, tribunal rendra sa décision mardi prochain. Photo Michael Alesi

Strangulation, morsure... Un couple de sexagénaires s'accuse de violences réciproques sur fond d'adultère

Un couple de seniors belges a évoqué ses blessures et violences devant le tribunal correctionnel de Monaco.

Depuis le 17 février 2017, cette nuit où la dispute a dégénéré en altercation, traumatismes et plaies morales ne se sont pas encore cicatrisés. Mais après trente-trois ans de mariage, les époux ont confié leur éventuelle "guérison" à la justice.

À la barre, un mur virtuel sépare les deux conjoints, à la fois prévenus et plaignants. Madame, sexagénaire, regarde Monsieur, retraité et plus âgé, avec cet amour-propre blessé qui engendre la haine d'une personne trahie. Une désunion aggravée par la découverte d'une relation adultérine sur la page Facebook du mari.

Strangulation d'un côté, morsure de l'autre

C'est d'ailleurs un échange de messages avec l'amante, "en voyant mon époux tapoter sur sa tablette", qui a engendré l'empoignade.

Réfugiée dans une pièce, la femme, qui parle de strangulation et de chute, appelle la police. Le lendemain, elle dépose plainte après avoir consulté un médecin légiste et entame une procédure de divorce. Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle s'adresse alors au mari: "Cela s'est passé de la sorte?"

Le sexagénaire ne conteste pas la chute et sa conversation électronique. Mais il prend soin de préciser que son épouse est tombée "parce qu'elle avait bu deux bouteilles de vin et une demie de champagne. C'est vrai, je parlais avec une dame qui était devenue grand-mère, et également avec mon fils. J'ai d'ailleurs enregistré la scène. Comment, assis dans mon fauteuil, avec l'iPad à la main, je peux étrangler ma femme ou la pousser? Je n'avais pas bu, ni la moindre raison d'être agressif. Je suis allé aux urgences du CHPG car elle m'a mordu".

Sa belle-fille vient corroborer les faits racontés par son beau-père et reconnaît que sa belle-mère, obnubilée par l'argent, boit régulièrement…

Après cette présentation à charge et sans nuance, le premier substitut Olivier Zamphiroff note que "personne n'était présent à la soirée, à part les deux prévenus. Avec un seul témoignage: celui des policiers! On veut sauver son couple. On a même les moyens juridiques de sortir de la relation adultérine. Je ne cherche pas à stigmatiser l'un plus que l'autre. La sanction doit être mesurée et identique. Je vous laisse l'assurer."

"La sanction doit être mesurée et identique"

Me Christine Pasquier-Ciulla, pour l'épouse, brandira le spectre du mépris et de l'humiliation. "L'état de détresse, les marques sur son corps, le certificat médical… Cette femme n'a jamais varié dans ses déclarations. Si elle a riposté, c'est pour se défendre. La responsabilité de Monsieur ne fait aucun doute: il la harcèle et communique avec sa maîtresse au quotidien. Entrez en voie de relaxe." Non sans avoir présenté la note: le versement de 20.000€!

L'addition fait bondir Me Sarah Filippi. "La partie civile n'a pas eu assez des 252.000€ de pension alimentaire? On se fait encore un peu d'argent sur le dos de mon client! Jusqu'à expulser son mari du domicile dont il est propriétaire. Car Madame dépose une requête en divorce sur la base de violences conjugales et Monsieur ne peut plus rentrer chez lui. Cette femme orchestre la justice! Les marques et les bleus ne correspondent pas aux coups reçus; photos et vidéo sont là pour montrer la vérité. Vous ne pourrez pas condamner le mari!"

Le tribunal a mis sa décision en délibéré et rendra sa décision le mardi 27 mars.


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