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Soupçonné de violences sur un collègue de travail, il est relaxé

Mis à jour le 01/02/2020 à 11:10 Publié le 01/02/2020 à 11:10
La victime traîne une réputation de personne violente.	 (Archives MM)

Soupçonné de violences sur un collègue de travail, il est relaxé

Au sein de l’enseigne de panification-traiteur Costa, un employé semblait source de nuisances et exaspérait un collègue de travail.

Au sein de l’enseigne de panification-traiteur Costa, un employé semblait source de nuisances et exaspérait un collègue de travail. Comme les deux salariés n’arrivaient pas à régler leur problème relationnel, l’employeur monégasque a licencié le trublion avant que la situation ne dégénère. Ce conflit quasi permanent pouvait nuire à l’ambiance dans la petite collectivité professionnelle. Voire aux conditions de travail. Mais le salarié congédié n’avait nullement l’intention de se conformer à la décision patronale. Il s’estimait victime de l’altercation musclée ayant entraîné trois jours d’ITT, et prétendait à une compensation financière de sa période de chômage dérivée par l’auteur des coups.

Pneus crevés et coup

Devant le tribunal correctionnel, prévenu et plaignant s’accusent mutuellement d’avoir subi un comportement agressif. À la base : un vieux contentieux pour une histoire de carte bleue. Suit une multiplication de provocations ponctuée par l’objet du délit commis le 12 décembre 2019. À la barre, le demandeur raconte la dégradation de son véhicule. Son adversaire aurait crevé les pneus intentionnellement. L’auteur désigné des faits réfute pareil comportement et affirme avoir évité de justesse un coup porté volontairement en direction de sa tête.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) écoute les présomptions inconsidérées où chaque charge se limite à la parole du prévenu contre celle du plaignant. Ce dernier, téméraire, présomptueux, in fine, traite son adversaire de menteur. Est-ce bien l’épithète qui convient pour réclamer 6 000 euros de manque à gagner en conséquence aux six mois de chômage ? La procureure Alexia Brianti n’apparaît pas opposée à l’argument. Certes, en tenant compte des liens existant dans l’entreprise, les attestations fournies peuvent être partielles et discordantes.

« Attitude bagarreuse »

Mais pour la représentante du parquet « un seul témoin a véritablement assisté à la scène. Il a vu le prévenu frapper la victime au visage, l’insulter et le menacer, puis se saisir d’un couteau. Cet élément est suffisant pour pouvoir condamner l’individu à une peine d’amende de 1 000 euros ! » Dans ce dossier, la défense estime tout de même une focalisation sur le seul comportement de son client. Or, la victime est connue au sein de la société Costa comme une personne violente et sujette aux problèmes relationnels.

« Ce personnage, relate Me Clyde Billaud, a fait l’objet d’un avertissement à la suite de son attitude bagarreuse qui semble le caractériser. Il a d’ailleurs été licencié par son employeur et ce Monsieur ne l’a pas contesté. Le certificat médical mentionnant l’ITT n’est pas daté. C’est navrant : à cause d’une plainte classée sans suite, mon client se retrouve prévenu à cette audience… »

À l’heure du délibéré le tribunal a prononcé la relaxe du mis en cause et débouté la victime de ses demandes.


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