“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soupçonné d'avoir diffamé la SBM, il est relaxé

Mis à jour le 16/12/2017 à 05:17 Publié le 16/12/2017 à 05:17
Le retraité critiquait vertement la SBM sur son mur Facebook personnel.		(Illustration J.-F. Ottonello)

Soupçonné d'avoir diffamé la SBM, il est relaxé

Les ju es ont relaxé le retraité monégasque qui avait posté sur son mur Facebook des messages où il critiquait vertement la politique relative à la promotion professionnelle de la SBM.

Les ju es ont relaxé le retraité monégasque qui avait posté sur son mur Facebook des messages où il critiquait vertement la politique relative à la promotion professionnelle de la SBM. Les jugements de valeur, portés par son ancien cadre salarié, n'étaient pas du tout appréciés par ladite société. La direction s'estimait diffamée par cette communication de nature offensive et inappropriée. D'où la comparution de l'auteur devant le tribunal correctionnel [lire nos éditions du mardi 5 décembre 2017].

Rappelons brièvement que cet « ami FB » avait partagé sur le réseau social en ligne des réactions qui avaient le mérite de n'être frappées d'aucune ambiguïté. Elles dévoilaient clairement une politique de promotion aberrante et imméritée ne tenant plus compte de l'ancienneté.

« J'agissais dans le sens d'informer »

L'expéditeur, à la barre, adoptait le profil de l'honnête homme pétri de franchise et libéré de son devoir de réserve. Il réfutait toute imputation de faits qui auraient pu porter atteinte à l'honneur de son ex-employeur.

Me Franck Michel levait les quelques doutes qui pouvaient encore persister. « Mon client estime qu'une troisième personne n'a pas la formation adéquate pour être à la direction des ressources humaines. Le fait d'avoir poussé le bobsleigh ne doit pas être synonyme de promotion ! Ce qui en dit long sur la mentalité du principal employeur de la Principauté, avec un climat exécrable au sein du groupe… »

Quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle l'interrogeait sur ses intentions, le prévenu n'avait aucune intention de calomnier ni de nuire : « J'ignorais que cela était possible. C'était un ressenti ! D'ailleurs, j'agissais dans le sens d'informer une poignée de copains… »

« Faut-il citer les syndicats ? »

La partie civile affirmait le contraire. Pour Me Sarah Filippi « il y a une atteinte indéniable à des personnes. Non seulement l'intéressé récidive, mais il permettra leur identification, même si les noms ne sont pas dévoilés. Nous réclamons l'euro symbolique. » Elle a été déboutée !

Le parquet se rapportait compendieusement à la décision du tribunal. Quant à la défense, elle ne lâchait rien ! « Le mur Facebook a été consulté par une vingtaine de personnes et les mentions ne sont pas nominatives. La SBM est mal venue pour porter grief. Faut-il citer les syndicats qui évoquent le problème ? Prononcez la relaxe ! »


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct