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Sans diplôme, il pratique l'ostéopathie à Monaco sur une patiente qui le démasque

Mis à jour le 19/12/2018 à 10:41 Publié le 19/12/2018 à 11:30

Sans diplôme, il pratique l'ostéopathie à Monaco sur une patiente qui le démasque

Un jeune homme, en formation d'ostéopathie s'est fait passer pour un professionnel. Sa cliente le démasque et porte plainte. Le prévenu écope de prison avec sursis et d'une amende.

Reviendrait-on en ces temps révolus où médicalisation rimait avec charlatanisme? Thérapeutique avec remèdes illusoires? Une affaire évoquée devant le tribunal correctionnel, confortée par une décision de justice somme toute exemplaire, conduisait à une surprise certaine et pour le moins choquante à une époque où toute dérive du genre semblait bannie.

Voyons les faits de ce "Sganarelle" d’occasion, absent à l’audience, qui affichait pompeusement sur ses publicités Internet et autre flyer la spécialité d’ostéopathe.

Le 31 mars dernier, une mère, inquiète devant les gémissements de douleurs de son jeune fils, veut soulager, étourdir ses souffrances.

Elle s’enquiert d’un manipulateur de talent sur le Web en consultant la rubrique des ostéopathes. Quand apparaît à l’écran le praticien idéal qui se déplace à domicile. Une fois la prestation facturée 140 euros, cette femme à la tendre sollicitude maternelle est prise de doute en examinant une note rudimentaire exempte de l’obligatoire tampon.

Elle mène sa petite enquête. Quand elle compare le "numéro Siren" qui identifie la branche d’activité du travailleur indépendant, la mère de famille est surprise par la correspondance de la référence avec celle d’une société de dératisation.

Encore en formation…

"L’infraction n’est pas contestée, s’empresse d’ajouter le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Mais la ligne de défense de ce jeune homme de 28 ans consiste à rappeler qu’il est en formation et qu’il obtiendra à la fin de son apprentissage son diplôme. Le prévenu n’a jamais été condamné."

Pour autant, cet ostéopathe malgré lui, a-t-il démontré une efficacité pertinente au niveau des soins pratiqués? La plaignante reste laconique sur ce point essentiel. Peut-être avait-elle une faible connaissance des résultats escomptés…

"C’était la première fois que je faisais appel à cette profession, reconnaît-elle. Quand j’ai porté les factures chez mon assureur, le jeune homme est devenu agressif. J’ai entamé cette action afin qu’il n’abuse pas d’autres patients. Je demande une somme symbolique: 1.000 euros. L’argent, s’il est condamné, sera reversé à l’association monégasque "Les enfants de Frankie". Merci."

Dans ses réquisitions, le procureur Alexia Brianti insiste sur "la gravité de l’infraction avec des conséquences pour les victimes. Il y a eu des manipulations mais elles n’ont apporté aucun bénéfice. La dangerosité éventuelle de tels gestes impose justement une formation diplômante. Après avoir fait de la pub pour intervenir auprès des malades, il a disparu aujourd’hui de la circulation. Ne prononcez pas une peine inférieure à six mois assortie du sursis et ajoutez 2.000 euros d’amende."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public, mais ramènera à 1.500 euros l’amende. Quant à la partie civile, elle recevra le montant réclamé de 1.000 euros pour les dommages et intérêts.


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