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Rixe au CHPG: "Il a menacé de me crever un oeil avec une fourchette"

Mis à jour le 06/04/2018 à 20:14 Publié le 06/04/2018 à 05:04
Le prévenu à l'audience : « Je conteste avoir menacé cet homme avec une fourchette. Je suis tout de même chez moi dans mon pays. »

Le prévenu à l'audience : « Je conteste avoir menacé cet homme avec une fourchette. Je suis tout de même chez moi dans mon pays. » Photo Cyril Dodergny

Rixe au CHPG: "Il a menacé de me crever un oeil avec une fourchette"

L'employé d'entretien au Centre hospitalier Princesse Grace, à Monaco a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Il conteste avoir menacé de crever un oeil à son collègue. "Je n'ai jamais prononcé de paroles extrêmes", a-t-il assuré aux juges du tribunal correctionnel.

La colère n'est jamais bonne conseillère! Un adage populaire que ne semble pas avoir compris un prévenu rageur, excédé, survolté et moqueur à la barre. Ce Monégasque de 23 ans, employé d'entretien au CHPG à l'époque des faits, le 27 octobre dernier, a comparu devant le tribunal correctionnel pour avoir frappé et menacé verbalement un collègue de travail à la suite d'un "mauvais regard". Ce constat brutal, déplacé, exagéré, a été sanctionné par les juges. Ils ont condamné l'auteur de ces violences à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis.

"Il a voulu me frapper"

Les raisons de cette intimidation soulèvent des questions troublantes sur l'ambiance de travail dans les cuisines de l'établissement hospitalier et ses conséquences. À l'audience, la victime raconte l'écart de conduite: "Au moment de ranger les plateaux-repas, sans raison, ce personnage a crié contre moi et m'a menacé avec une fourchette afin de me crever un œil. Je me suis aussitôt plaint auprès de mon chef. Au retour, il a voulu me frapper et j'ai dû me protéger avec mon bras…"

Évidemment, le prévenu n'est pas d'accord sur cette version des faits. "Je n'ai pas à faire son travail ni me laisser manipuler. D'où ma remarque tout à fait judicieuse! J'ai juste levé la main vers son visage et je n'ai jamais prononcé de paroles extrêmes. Aujourd'hui, je suis au chômage à cause de mon geste. Je conteste également avoir menacé cet homme avec une fourchette. Je suis tout de même chez moi dans mon pays…"

Attitude rarissime: le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle s'emporte au cours du débat. Car le prévenu commente sans cesse tout propos du plaignant. Il n'hésite pas à interrompre sans cesse le magistrat malgré plusieurs rappels à l'ordre. Ou encore couvrir les commentaires des président, procureur, plaignant sans attendre son tour pour répondre. "Pourtant, rappelle le magistrat sur le ton de l'énervement, un témoin vous désigne comme agressif avec des gestes déplacés et injustifiés…"

"Une dénonciation calomnieuse"

Le fautif en perd le contact avec la réalité. "C'est une dénonciation calomnieuse, indique-t-il dans un flot de paroles au débit impressionnant. C'est son ami qui l'atteste car il travaille avec lui. Je ne vais pas me laisser faire! C'est scandaleux!"

Avant les réquisitions du représentant du parquet général, la partie adverse réclame une somme globale de 6.000 € pour coups et blessures, menaces et insultes, compensation financière des deux jours d'ITT.

Très bref, le premier substitut Olivier Zamphiroff trouve utile de demander une expertise du prévenu par un psychiatre avant de réclamer une peine de trois mois d'emprisonnement assortis du sursis.

En finalité, les juges opteront pour une sanction de quatre mois, toujours avec sursis. Dans l'impossibilité d'attribuer une somme à la partie civile quand l'infraction a lieu au sein d'une entreprise, le président a conseillé au plaignant de saisir le tribunal du travail pour obtenir des dommages et intérêts.


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