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Relaxe pour un toiletteur pour chien soupçonné de vol à Monaco

Mis à jour le 07/03/2016 à 05:14 Publié le 07/03/2016 à 05:14
AGENCE MONACOILLUSTRATION PALAIS DE JUSTICE DE MONACO
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Relaxe pour un toiletteur pour chien soupçonné de vol à Monaco

À la barre du tribunal correctionnel, ce résident de Thonon-les-Bains se défend d'avoir volé son ex-patronne qui tenait une boutique de produit pour animaux sur le Rocher.

À la barre du tribunal correctionnel, ce résident de Thonon-les-Bains se défend d'avoir volé son ex-patronne qui tenait une boutique de produit pour animaux sur le Rocher. Les objets du délit ? À l'époque, il aurait fait disparaître 4720€ de produits de toilettage, vêtements et articles canins ; dérobé la carte bancaire de la victime, et des bijoux déposés à son nom puis restitués.

«Vous n'avez aucune preuve!»

« Pourtant, note le président Florestan Bellinzona, des liens intenses d'amitié vous rapprochent au début... Mais les disparitions de laisse, chien, panier et accessoires instaurent la discorde. L'expert-comptable a dressé la liste de ce qui manquait. Plus l'utilisation de la carte bancaire pour des dépenses. Vous auriez même surfacturé des prestations payées en espèce. »

Le toiletteur réfute ces accusations et précise : « Le jour où j'ai été embauché, cette personne s'était portée caution pour m'aider à me loger. Tout allait très bien. D'un seul coup c'est l'inverse. Le jour où son commerce n'a plus marché elle a changé d'attitude. Elle voulait me mettre au chômage, mais elle m'a licencié. D'où mon départ de la Principauté. »

La partie civile va évoquer « des mois de tractations pour récupérer les bijoux », « une solution facile pour se servir de la carte bancaire », s'étonner « de son départ précipité sans payer le loyer ». Et produire deux attestations de clients qui constatent des différences de prix. Avant de réclamer 6500€ de dommages.

Tel Tacite, le procureur général Jacques Dorémieux, s'exprimera avec une concision extrême : « Je n'adhère pas à la thèse du prévenu de tout minimiser. Pour une personne jamais condamnée, une peine d'un mois avec sursis suffira ».

Évidemment, la défense regrettera l'absence de la victime afin d'éclairer les zones d'ombre du dossier. « Vous n'avez aucune preuve suffisante pour entrer en voie de condamnation. Mon client est parti le 28 février 2015 et cette dame attend un mois pour déposer plainte, le 25 mars, afin de signaler que son employé a dévalisé son stock de plus de deux cents articles ! L'attestation, non datée, a été faite par une personne qui s'occupe de la comptabilité du magasin ! Et les bijoux, où sont-ils ? On ne les a jamais retrouvés... Relaxez ce jeune homme ! »

Ce sera aussi le mot de la fin du tribunal.

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