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Relaxé pour la bagarre, pas pour l’alcool au volant

Mis à jour le 10/06/2019 à 10:12 Publié le 10/06/2019 à 10:11
Les deux prévenus ont été relaxés des faits de violence.

Les deux prévenus ont été relaxés des faits de violence. C.D.

Relaxé pour la bagarre, pas pour l’alcool au volant

Bien souvent, au sortir des boîtes de nuit, l’excès de boissons est source d’agitations et bastons.

Bien souvent, au sortir des boîtes de nuit, l’excès de boissons est source d’agitations et bastons. Une réflexion, une attitude déplaisante ont suffi, le 3 septembre 2017, vers 4 heures, à provoquer l’affrontement entre personnes alcoolisées.

Deux chefs d’entreprise de la région et un couple de touristes ont voulu s’expliquer verbalement. Et mettre les « poings » sur les i !

Au début, il était question de rendre service. Un mari et son épouse, accompagnés d’une amie, ne trouvent pas de taxi pour rejoindre l’hôtel Fairmont depuis le Jimmy’z. Ils demandent aux deux dirigeants de les ramener au palace. Ces derniers acquiescent. Entre-temps, un différend aurait éclaté dans le véhicule pendant le trajet.

« On va garder les filles… »

Le président Florestan Bellinzona survole le rapport des services de police où il est mentionné que le vacancier a été fort désagréable avec le conducteur et son ami. Le visiteur étranger réplique dans ce même PV qu’il est indigné par la réclamation d’une somme de 150 e et la réflexion du pilote : « On va se débarrasser du bonhomme et garder les filles… »

À destination, le ton monte au sein du groupe et on en vient aux mains. Les deux jeunes femmes essaient de s’interposer. Mais elles sont poussées avec quelques mouvements violents au passage.

La police alertée, les deux agresseurs sont interpellés dans les environs. Ils ont un taux d’alcool de 0,50 mg/l.

Un des prévenus présents à la barre affirme avoir « juste poussé les plaignantes. Peut-être les avoir bousculées. Mais pas frappées. On avait beaucoup bu de champagne. Mais rien de bien méchant ». Qui a commencé ? Impossible de le savoir : coupables et victimes (absentes à l’audience) se rejettent la responsabilité.

« Plus maître de vous-même »

Cependant, dans ses réquisitions, le premier substitut Cyrielle Colle fournit quelques pistes. « On ne sort pas de la voiture pour porter des coups. On s’en va, dit-elle à l’adresse du second prévenu, assez discret sur le sujet. Vous prétendiez vouloir défendre votre ami. Or, c’est à cause de votre comportement que tout va dégénérer. Vous avez surtout défendu votre honneur. C’est de la vengeance. Quant aux jeunes filles, leur seul tort a été de s’interposer et elles ont pris des coups. Alcoolisé, vous n’étiez plus maître de vous-même. Pour que cet homme comprenne, sanctionnez-le avec une peine de quinze jours assortie du sursis. Il réfléchira pendant cinq ans. »

La représentante du parquet général demandera la relaxe pour l’autre prévenu, la qualification de violences n’étant pas caractérisée.

« Histoire à dormir debout »

Me Frédéric Hentz, du barreau de Nice, plaide plutôt pour un comportement de légitime défense de ses clients. « Comment laisser son camarade prendre des coups sans réagir ? Blâmez plutôt l’attitude des employés du palace : ils n’ont pas bougé ! Vérifiez également la cohérence des déclarations du demandeur. Il s’estime blessé à la bouche. Il ment ! Aucun examen médical mentionne une plaie à ce niveau de la face. Il y a un couple et une amie. Pourtant ces gens ne se connaissent pas. Ils se sont rencontrés au hasard de la soirée. Ils ont des relations qu’ils ne révéleront pas aux policiers et chacun donne une version différente. L’argent ? On l’affirme une première fois. On en doute à la seconde interrogation. C’est une histoire à dormir débout. »

Le tribunal relaxera les deux prévenus. Si le premier n’était pas l’auteur d’un coup de poing, le second était considéré en état de légitime défense. En revanche, il sera condamné à une amende de 500 e pour conduite en état d’ivresse.


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