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Refoulé du territoire monégasque, il retourne en prison cinq heures après en être sorti!

Mis à jour le 06/07/2017 à 12:45 Publié le 06/07/2017 à 05:12
Maison d'arrêt de Monaco

Maison d'arrêt de Monaco Photo archives Eric Dulière

Refoulé du territoire monégasque, il retourne en prison cinq heures après en être sorti!

Alors qu'il venait de purger une peine de quinze jours, un ressortissant congolais retourne à la case prison, tout juste cinq heures après en être sorti, pour ne pas avoir respecté une mesure de refoulement du territoire monégasque.

Un peu plus de cinq heures chrono ! Sorti de la maison d'arrêt le 23 juin à 17 h 30, un ressortissant congolais, frappé par une mesure de refoulement du territoire monégasque du 7 juin dernier, était reconnu par les policiers en patrouille vers 22 h 55, le soir-même rue Grimaldi. Cet individu, sans profession ni domicile fixe et défavorablement connu, s'approchait de la gare SNCF. La destination ? Un retour à la case départ !

Condamné par le tribunal correctionnel, quelques jours auparavant, à quinze jours de prison ferme, il écopait cette fois d'une peine d'un mois. Le président Florestan Bellinzona s'égosille presque pour lui faire assimiler l'interdiction.

"Vous ne devez plus remettre les pieds à Monaco ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas?"

Le prévenu, menotté dans le box, à la fois gêné et honteux, évoque la fatalité.

"Je n'avais pas le choix, assure-t-il en baissant les yeux. Je ne pouvais pas rester pour la nuit à Cap-d'Ail… J'ai pensé prendre le train pour trouver un hôtel pas trop loin."

Le magistrat s'en agace : "Pour sortir de la Principauté, vous n'aviez pas à passer par Monaco ! Il fallait vous rendre à la gare de Cap-d'Ail directement par la route appropriée… Et là, vous refaites la même infraction pour laquelle vous venez de purger une peine de prison ferme!"

Un fatum impossible à observer pour ce célibataire de trente-huit ans ?

"Il ne veut rien entendre"

Même la représentante du Parquet général sera dubitative face à ce comportement.

"Il y a également des bus pour aller à Nice, relève le procureur Cyrielle Colle. L'explication de ce personnage est fallacieuse. Monsieur ne veut surtout rien entendre. Ôtez les circonstances aggravantes, mais prononcez une peine d'un mois d'emprisonnement ferme. Il aura ainsi suffisamment de temps pour étudier le plan de la commune de Cap-d'Ail."

Quel autre choix que d'être acculé à reconnaître l'infraction pour la défense ? Pourtant, l'avocat Thomas Brezzo appelle les juges à la clémence.

"Mon client comptait être hébergé pour la nuit par une connaissance. Mais devant un refus, il a été obligé de se rendre à Nice. Or, il a été arrêté au pied de l'immeuble du Panorama, à quelques mètres de la station ferroviaire. Sa version est donc crédible!"

Le tribunal n'en tiendra pas compte.

 


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