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Récidiviste, une Italienne condamnée pour conduite en état d'ivresse à Monaco

Mis à jour le 24/11/2020 à 11:37 Publié le 24/11/2020 à 11:36
« Une peine ferme l’anéantirait. Soyez cléments… », a plaidé la défense pour éviter de justesse la prison.

« Une peine ferme l’anéantirait. Soyez cléments… », a plaidé la défense pour éviter de justesse la prison. Photo Illustration MM

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Récidiviste, une Italienne condamnée pour conduite en état d'ivresse à Monaco

Arrêtée en état d'ivresse à Monaco après un accrochage et alors qu'elle cumule deux condamnations pour des faits identiques, une ressortissante italienne écope d'une peine de prison avec sursis.

À chaque audience, le rôle des comparutions convenues mentionne immanquablement des conduites en état d’ivresse. Pour l’affaire concernée, il s’agit d’une ressortissante italienne au chômage résidant à Roquebrune-Cap-Martin.

Sur son trajet matinal pour rejoindre Nice le 4 février dernier, cette femme avait occasionné un accrochage avec sa BMW à l’approche de la frontière de Saint-Roman.

Évidemment sans laisser sa carte de visite! Alertés, les policiers de la Principauté l’interceptaient vers 8 heures sur le territoire monégasque. Ils percevaient sans le moindre doute l’ivresse de la conductrice avec un taux de 0,73 mg/l.

"Je reconnais combattre une addiction"

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle éprouve une appréhension certaine au moment d’évoquer l’infraction. "Quelle quantité de boisson aviez-vous bue pour vous retrouver aux petites heures du jour dans cet état d’ébriété au volant? (...) Vous êtes un danger sur la route…"

La prévenue énumère vin, vodka et autre spiritueux dans la nuit du 3 au 4 février. "J’avais peu dormi et il fallait me lever tôt car je devais honorer un rendez-vous à Nice. Mais je reconnais combattre une addiction. Je fais tout pour réduire ma consommation d’alcool. Parfois, c’est difficile après un divorce…"

Le magistrat s’érige en pédagogue, car cette femme à déjà deux condamnations rapprochées en 2019 pour des délits identiques sur ses casiers.

Le procureur général adjoint Olivier Zamphiroff abonde dans ce sens. Comme il se sent incapable de déroger à une peine sévère, il demande un mois d’emprisonnement ferme. Avec une alternative de trois mois si le tribunal faisait le choix du sursis. Excessif?

"Il faut faire mal! Pensez à la maison d’arrêt"»

"Cette personne ne doit s’attendre à aucune aide de ma part, poursuit-il avec une rage affichée sur son visage. Il faut la sanctionner. Peu importe si Madame se met dans un état second pour une rupture. Il faut prendre une décision car les mesures précédentes n’ont servi à rien."

Puis, le représentant du parquet s’emporte avec une voix de stentor: "Il faut faire mal! Pensez à la maison d’arrêt. J’exclus le sursis avec mise à l’épreuve. C’est trop facile de pleurer…"

La défense essaie de convaincre les juges d’avoir en face une personne consciente d’être malade. "Malgré la colère du procureur général, sa sévérité et en plus une personne récidiviste, ce n’est pas un dossier banal, avance Me Hervé Campana. La prévenue essaie de se sortir depuis 2018 de son addiction à l’alcool. Elle a besoin d’aide justement. Seule, elle n’y arrivera pas. Elle est accessible au sursis avec la liberté d’épreuve. Une peine ferme l’anéantirait. Soyez cléments…"

La juridiction, peut-être sensible aux larmes de la prévenue comme à la plaidoirie, optera pour la version douce des réquisitions. Trois mois assortis du sursis, mise à l’épreuve pendant deux ans, obligation de soins, un an d’interdiction de conduire en Principauté.

Offre numérique MM+

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