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Quatre mois de prison avec sursis pour le mari violent

Mis à jour le 10/03/2018 à 05:07 Publié le 10/03/2018 à 05:07
Malgré les attestations médicales, le prévenu a nié frapper sa femme.

Malgré les attestations médicales, le prévenu a nié frapper sa femme. d'illustration Eric Ottino

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Quatre mois de prison avec sursis pour le mari violent

Un couple résidant à Monaco s'est retrouvé dans le prétoire, dans le cadre d'une triste affaire de violence conjugale.

Un couple résidant à Monaco s'est retrouvé dans le prétoire, dans le cadre d'une triste affaire de violence conjugale. Le mari, un trentenaire sans emploi, avait recours à la force, à la menace, à la contrainte ou à la maltraitance. Pourtant, il réfute toute once d'agressivité.

Sa femme, traitée médicalement pour des troubles psychiatriques, est à ses côtés. Paradoxalement, la victime acquiesce souvent et défend quelquefois son conjoint. Elle n'a d'ailleurs jamais déposé de plainte. C'est sa mère qui a dénoncé les pratiques épouvantables subies par sa fille à la Sûreté publique. À la barre, le couple s'explique, échange des points de vue. Au fil de l'audience, Monsieur et Madame glissent vers une sorte d'entente, une alliance mystérieuse. C'est l'incompréhension dans le tribunal.

« Ecchymoses à la suite d'un coup de poing »

Les faits. Le 26 septembre dernier, les policiers interviennent au domicile conjugal pour des disputes verbales. Mais aussi physiques. Les agents constatent des traces sur le visage de l'épouse. Des rougeurs.

« Madame avait également des contusions au niveau des côtes, relève le président Florestan Bellinzona. Des témoignages rapportent que vous l'avez poussée. Un médecin explique ces ecchymoses à la suite d'un coup de poing. » Et de dresser le palmarès judiciaire du prévenu : « Dix-neuf condamnations en France pour vols, port d'arme, escroquerie, contrefaçon, falsification de chèque, conduite sans permis, dégradations, abus de confiance… La dernière en date a deux ans, pour stupéfiants. »

« Elle doit se cogner toute seule »

Le prévenu objecte la fureur. « Je n'ai jamais tapé ma femme. Regardez, elle est à côté de moi et elle se porte très bien. C'est impossible que je fasse du mal à quelqu'un. Tout est faux ! Je n'en peux plus. Ses parents ont tout mis en œuvre pour nous séparer. Aujourd'hui, ma conjointe est enceinte. Elle ne prend plus de cachets. Alors, pourquoi a-t-elle des traces ? Je n'en sais rien. Elle doit se cogner toute seule. Je ne suis pas violent. Mon épouse, je l'aime. Tous les jours, je lui envoie des poèmes d'amour… »

Le magistrat se tourne vers l'épouse : « Vous souffrez de troubles bipolaires ? » La réponse est non. Mais elle confirme à demi-mot les coups, insultes, crachats, sans animosité envers son tourmenteur. Le président lance au prévenu : « Pourquoi votre femme reconnaît-elle avoir subi des brutalités ? »

L'époux ne varie pas de sa ligne de défense. « Je ne sais pas. Si je l'avais fouettée, elle aurait eu plusieurs marques sur son visage. » Le président : « Et les meurtrissures sur les jambes, c'étaient des béquilles… » Le conjoint indique : « Il y avait des problèmes, certes, mais jamais une seule altercation. Les bleus ? C'est peut-être par jeu… »

« Il a un comportement de délinquant »

Après un rappel des faits, le procureur Alexia Brianti s'en tient au rapport du médecin, « où cette femme évoque des coups ce câble, crachats, insultes. Le traumatisme costal est bien dû à un coup reçu dans une bagarre. Elle raconte qu'elle a très peur quand il s'énerve. C'est une personne fragile. Quant à Monsieur, il se présente comme un calme alors qu'il a un comportement de délinquant. Une mesure de refoulement a été prise le 3 janvier. Le couple devra certainement déménager. Sur l'heure, la peine doit être importante pour éviter de récidiver : six à huit mois avec sursis ».

Le tribunal prononcera quatre mois.


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