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Quand l'alcool mène au tribunal de Monaco

Mis à jour le 06/07/2018 à 09:12 Publié le 06/07/2018 à 08:27

Quand l'alcool mène au tribunal de Monaco

En quelques mois, la justice monégasque a jugé bon nombre de délits liés à l'alcool. Petit florilège.

Combien de prévenus n’ont pas mesuré la quantité d’alcool absorbée au fil des verres ingurgités? Pourtant, il devrait être facile de s’y retrouver!

Il vaut mieux prendre un taxi ou rentrer à pied, plutôt que le volant, après avoir bu un pastis, deux verres de vin et un digestif – c’est en moyenne ce qui est déclaré à la barre par les personnes mises en cause. Car au-delà de deux verres d’alcool, on est en état d’ivresse pour la justice.

La variante avec des demis de bière accompagnés de "shot" de vodka conduit également devant le tribunal correctionnel. Voici un florilège des conduites sous l’empire d’un état alcoolique examinées par le tribunal correctionnel de Monaco.

1. Ivre, il vole un scooter

Le 5 mai dernier, un Français de 41 ans, sans profession, avait bu plus que de raison avec un taux constaté de 1,32 g d’alcool pur dans le sang. La quantité généreuse de boissons lui a fait perdre ses esprits.

Il vole le deux-roues laissé pour quelques secondes avec les clés par une personne pressée. Il s’arrête au "Flashman", sur l’avenue Princesse-Alice, pour un dernier verre avant de reprendre la route. Mais à la sortie, son ébriété est tel qu’il continue son chemin… à pied sur l’avenue d’Ostende.

Les policiers, alertés par le propriétaire, interpellent le voleur dans sa promenade nocturne au niveau de la place Sainte-Dévote. Il marchait pour se détendre et il a reconnu avoir dérobé le scooter. Puis il sort de sa poche 1,22 g de résine de cannabis.

À la lecture de son casier judiciaire, huit mentions apparaissent essentiellement pour des vols. Un pro! Des quatre mois ferme requis par le ministère public, seul un mois avec sursis sera retenu au jugement.

2. Ivre, elle conduit la voiture de son amie... sans permis

Le 10 décembre 2017, une jeune femme de 28 ans fait la tournée des débits de boisson de la darse sud entre amis et s’alcoolise sur le mode du "binge drinking" ou "cuite express" (boire beaucoup en peu de temps pour une alcoolémie élevée).

Quand des membres du groupe décident de rentrer, n’écoutant que son ivresse, cette Roquebrunoise décide de les raccompagner. Mais elle n’a ni véhicule ni permis.

Qu’importe! Elle prend les clés de voiture d’une copine laissées sur la table et embarque tout son petit monde avec un taux supérieur à 1 g d’alcool dans le sang.

Entre-temps, la propriétaire du véhicule, également saoule et dans le brouillard le plus complet, ne s’est aperçue rien. La plaignante va voir les policiers pour déclarer le vol de sa voiture.

Quand "l’emprunteuse" revient sur le port, elle adresse un texto à la "victime": "je suis vers Ubaldi". Devant les policiers, la prévenue reconnaît les faits. Elle est condamnée à deux amendes: 800 euros pour la CEA et 300 euros pour le défaut de permis.

3. Ivre, il roule avec un pneu crevé sur l'autoroute

Le 21 avril dernier, vers 0h50, au niveau de la place Sainte-Dévote, les policiers arrêtent une voiture qui roule avec un pneu crevé. À bord, un Italien de 25 ans. Il est ivre et l’appareil affiche 1,62 g d’alcool dans le sang pour trois verres de vin et un digestif bus à Bordighera.

À l’audience, le prévenu affirme n’avoir rien heurté. La roue aurait explosé. Le ministère public note un taux délictuel élevé et des explications embrouillées.

Plus grave encore, il a pris l’autoroute avec ce taux d’alcoolémie. Un vrai danger! Dix jours avec sursis seront réclamés. Au final, il écopera de huit jours avec sursis.

4. Ivre, il conduit en zigzaguant dans les rues de monaco

Le 12 juin 2018, un étudiant allemand de 27 ans est interpellé vers 5h15, dans la rue Grimaldi. La conduite de sa Volvo est des plus hasardeuses. Les policiers constatent une alcoolémie de 1,80 g par litre de sang après l’avoir conduit au CHPG. Car il était dans l’incapacité de souffler dans l’appareil.

Pourtant, à l’audience, le prévenu essaie de démontrer au président Jérôme Fougeras-Lavergnolle qu’il avait toutes ses capacités pour conduire. Il zigzaguait parce qu’il consultait son GPS pour pallier sa méconnaissance de la circulation en Principauté.

Le magistrat est incrédule en additionnant un verre de vin, quatre vodkas, deux whiskys et une attitude somnolente. Le procureur Alexia Brianti a également peine à croire le coupable qui venait de Nice pour passer une soirée à Monaco: huit jours avec sursis. Le tribunal suivra.


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