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Proxénétisme dans un salon de massage chinois: quatre ans ferme

Mis à jour le 24/05/2014 à 09:08 Publié le 24/05/2014 à 09:00
Chez Body Beauté, à Villeneuve-Loubet, les « finitions manuelles » n'étaient pas au catalogue mais bien au programme.

Chez Body Beauté, à Villeneuve-Loubet, les « finitions manuelles » n'étaient pas au catalogue mais bien au programme. Laurent Thareau

Proxénétisme dans un salon de massage chinois: quatre ans ferme

"Finition manuelle". La prestation ne figurait pas au catalogue du salon de massage, mais elle a coûté cher à sa gérante. Dehua Liu, ressortissante chinoise âgée de 45 ans, a écopé de quatre ans de prison ferme, dernièrement à Grasse.

"Finition manuelle". La prestation ne figurait pas au catalogue du salon de massage, mais elle a coûté cher à sa gérante. Dehua Liu, ressortissante chinoise âgée de 45 ans, a écopé de quatre ans de prison ferme, dernièrement à Grasse.

Le tribunal correctionnel l'a condamnée pour proxénétisme aggravé, emploi d'étrangers démunis d'autorisation de travail, et exécution de travail dissimulé. Même sort et même peine pour son amant, Feng Xu, 51 ans, lui aussi maintenu en détention.

Pourtant, les affaires prospéraient chez Body Beauté, depuis son ouverture à Villeneuve-Loubet en septembre 2013. Un peu trop pour ne pas attirer l'attention des gendarmes. Officiellement, l'institut proposait des massages chinois, thaïs ou laotiens compris entre 60 et 80 e. Mais si les clients s'y pressaient, c'est aussi parce que les jolies masseuses proposaient des extras de nature sexuelle, moyennant un pourboire de 20 à 50 e.

« La gérante a fermé les yeux »

En mars dernier, les gendarmes interpellent le couple derrière cette juteuse affaire ainsi que six employées chinoises d'une vingtaine d'années. Arrivées en France comme étudiantes, elles avaient été recrutées sur photos, via un site dédié à la communauté chinoise. Avec un misérable salaire de 40 e la journée, pour douze heures de travail quotidien six jours sur sept, elles devaient compter sur les pourboires générés par ces « extras ».

Mme Liu, elle-même ancienne masseuse à Nice, avait certes affiché sur les murs de Body Beautéque les actes sexuels y étaient proscrits. « Elle a fermé les yeux sur ces pratiques, dont les employées ne parlaient pas car le sujet est tabou dans leur culture », selon son avocate Me Stéphanie Dantzikian. Sa consœur Leïla Montigny a plaidé la relaxe pour M. Xu, qui disait tomber des nues. Il était pourtant l'actionnaire principal du salon, et le convoyeur occasionnel des jeunes femmes. Il était de plus en situation irrégulière.

Le tribunal présidé par Lionel BarFety a suivi à la lettre les réquisitions du procureur Philippe Toccanier : quatre ans ferme, et dix ans d'interdiction de séjour en France. À l'issue du procès, la défense se réservait le droit d'interjeter appel.


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