Procès de l'attentat de Nice: les survivants à la barre

Le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice entre dans sa 4e semaine ce mardi avec de nouveaux témoignages de parties civiles.

S. G Publié le 26/09/2022 à 17:50, mis à jour le 26/09/2022 à 17:49
Les victimes de l’attentat de la promenade des Anglais ont, depuis le 14 juillet 2022, leur mémorial: L’Ange de la baie de l’artiste niçois Jean-Marie Fondacaro. Photo S. Bo

Après une longue et lourde semaine d’audience achevée, une nouvelle s’ouvre demain mardi devant la cour d’assises spécialement composée à Paris où se déroule, jusqu’à la mi-décembre, le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice.

Ils sont ceux qui restent

La semaine dernière, les témoignages des survivants ont empli la salle "Grand procès" au palais de justice de l’île de la Cité. Ceux qui restent ont livré, à la barre, le souvenir de cette nuit en enfer. Les corps, les cris, le sang et la douleur. Quatre minutes et 17 secondes d’effroi sur la Promenade des Anglais. Puis, les six années qui ont suivi. Six ans à tenter de reconstruire des vies déchiquetées par un monstre de fer. Six ans le cœur en miettes et la brûlure du manque.

Ils, elles, s’appellent Emma, Sonia, Marie-Claude, Jacques, Laurent, Hermès, Corinne, Gwenaël, Nicolas, Lucie, Olga, Aleksander... Et les paroles de victimes ou parents de disparus résonneront encore, cette semaine devant la cour d’assises spéciale. Puis la semaine d’après. Et plusieurs autres: près de 300 parties civiles ont prévu de déposer à la barre de ce procès hors-norme jusqu’au 25 octobre. Presque sans discontinuer, si ce n’est le 10 et le 20 octobre: François Hollande et Bernard Cazeneuve, puis Christian Estrosi et Philippe Pradal seront appelés à la barre.

Depuis le septembre, huit personnes sont jugées, sept hommes et une femme. Trois pour association de malfaiteurs terroriste, les autres pour des délits de droit commun, comme des infractions à la législation sur les armes. Le verdict est attendu aux alentours du 14 décembre.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.