Privé de permis en Belgique, un étudiant condamné pour avoir roulé en état d'ivresse à Monaco

Un étudiant en médecine a été interpellé en Principauté pour conduite en état d'ivresse alors qu'il est interdit de permis dans son pays, en Belgique. Le jeune homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Monaco.

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J.-M.F. Publié le 02/11/2022 à 17:00, mis à jour le 02/11/2022 à 10:55
Le prévenu a été repéré au petit matin Photo d'illustration S.B.

C’est certainement un merveilleux conteur qui devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Monaco pour conduite en état d’ivresse. Très éméché au moment de sa garde à vue, le prévenu a enfilé le costume de "Dorante" - personnage qui se caractérise essentiellement par sa propension au mensonge dans la comédie de Corneille - à la barre du tribunal correctionnel. Ce jeune homme a fardé la vérité pour se sortir évidemment d’une situation embarrassante. Mais la justice n’est pas dupe…

"Un menteur effronté"

Le 22 juillet dernier, vers 7 heures, des policiers remarquent l’allure bien trop sportive d’une BMW au niveau de l’échangeur du pont Sainte-Dévote. Un petit coup de talkie-walkie et le conducteur est intercepté quelques mètres plus loin par d’autres agents en faction sur le boulevard Princesse-Charlotte.

"L’homme au volant, de nationalité belge, précise le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, était venu à Monaco avec sa petite amie. Au moment du contrôle, cet étudiant en médecine à Liège raccompagnait des amis après avoir cumulé l’absorption de boissons alcoolisées. Essentiellement de la bière et de la vodka: d’où son taux relevé de 0,65 mg/l."

Aucune raison réelle de se vanter de mensonges. Mais arrivé à la lecture de son casier, vierge en Principauté, il était entaché de trois mentions d’après le pouvoir judiciaire du Plat Pays.

"Le prévenu fait l’objet d’une suspension de permis pour une durée de trois ans, révèle alors le premier substitut Valérie Sagné. Pas un mot de sa part sur cette sanction. Avait-il le droit de conduire?"

La parquetière demeure prudente: "Il faut maîtriser le casier belge pour confirmer le délit pénal. Ce personnage demeure toutefois un menteur effronté. Je requiers pour la faute commise à Monaco un mois d’emprisonnement assorti du sursis."

Le tribunal n’a pas pris en compte la politique de l’autruche de "Dorante". Il a préféré le condamner à une peine d’amende de 800 euros ferme.

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