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Prison ferme pour les voleurs de Polymétal

Domenico et Armand, deux employés de Polymétal, viennent d'être condamnés respectivement à six et quatre mois de prison ferme par le tribunal correctionnel pour avoir tenté de dérober le coffre-fort de leur entreprise, située au 7, rue de l'Industrie, à Fontvieille.

J.-M. F. Publié le 07/05/2016 à 05:07, mis à jour le 07/05/2016 à 05:07
J.-M.F.

Domenico et Armand, deux employés de Polymétal, viennent d'être condamnés respectivement à six et quatre mois de prison ferme par le tribunal correctionnel pour avoir tenté de dérober le coffre-fort de leur entreprise, située au 7, rue de l'Industrie, à Fontvieille.

Ces voleurs, dont les magistrats ont souligné l'amateurisme, avaient juste réussi à déplacer la lourde armoire blindée de 800 kg. Comme il leur était impossible de l'emporter, ils ont essayé, sans succès, de l'ouvrir sur place.

Le coffre-fort au milieu de la pièce

 

Une affaire rocambolesque découverte le lundi 2 février 2015 par la direction de l'établissement. Le coffre-fort était au milieu de la pièce avec de nombreux outils au sol. Quand les policiers arrivent, ils relèvent les empreintes digitales et les traces ADN laissées par ces « voleurs du dimanche ». Les enquêteurs mettront rapidement la main sur le protagoniste et son comparse : deux résidents de Vintimille criblés de dettes et employés par la société.

Mais seul Domenico était présent à l'audience. Il évoque une lourde dette de 30 000 euros. Comme il n'arrive plus à faire face aux échéances, il a eu l'idée de s'emparer de la paye des employés italiens versée en liquide, comme d'habitude, et mise à l'abri dans le coffre en attendant le début du mois. Son employeur vient pourtant de lui consentir un prêt de 27 000 euros, remboursable à hauteur de 800 euros par mois afin de lui éviter une éventuelle saisie.

On n'en saura pas plus sur le rôle d'Armand. Le second comparse est parti en Albanie pour se soigner… Ce complice en cacherait-il d'autres ? La question taraude le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle et le procureur Cyrielle Colle. Ces magistrats pensent à une ou plusieurs aides extérieures pour déplacer le meuble métallique. Le prévenu réfute la déduction. Faut-il le croire ? Dans ce dossier complexe, où la Justice a payé le prix fort pour découvrir la vérité à cause des nombreux tests génétiques, Domenico a fourni des explications extravagantes aux enquêteurs. Les peines requises ? Huit mois de prison ferme pour Domenico dix mois ferme pour Armand.

Me Christian Donato Di Pinto demandera que l'on tende la main à son client. Il n'a jamais été condamné et il dirige une petite société rentable. Le tribunal montrera la direction de la maison d'arrêt.

Offre numérique MM+

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