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Prison ferme pour les deux voleuses de portefeuilles

Mis à jour le 08/01/2016 à 05:11 Publié le 08/01/2016 à 05:11

Prison ferme pour les deux voleuses de portefeuilles

Elles avaient déjà exercé leurs ruses en Principauté.

Elles avaient déjà exercé leurs ruses en Principauté. Mais c'est la première fois que la justice monégasque les condamne. Entre le 9 juillet et le 5 août derniers, Sabka et Ginka étaient venues de Bulgarie pour commettre une série de vols à la tire. Principalement des portefeuilles, en plongeant leurs mains dans les sacs des clientes de la boutique Zara pour un butin d'environ 1700 €.

Les deux femmes ne s'en sont pas cachées au cours de leur comparution, menottées, devant le tribunal correctionnel. Expertes mais peu bavardes, elles n'ont pas convaincu les juges qu'elles volaient pour manger. Elles ont écopé respectivement d'une peine d'un an et de cinq mois de prison ferme. Plus le versement de 1500 € pour la partie civile.

Devant la recrudescence des plaintes pour vols de porte-monnaie au sein de l'enseigne de vêtements de Monte-Carlo, les enquêteurs de la Sûreté publique visionnent les bandes de vidéosurveillance du magasin. Apparaissent alors les profils de deux personnes. Les inspecteurs vont les pister… et les voir réapparaître sur le Rocher. Elles sont aussitôt contrôlées, identifiées et interrogées. Les limiers de la brigade monégasque décortiquent alors les portables des deux Bulgares afin de repérer la simultanéité entre les bornes téléphoniques et leurs présences sur les lieux habituels des vols. Tout correspond pour les confondre. Elles reconnaissent les faits et donnent même le nom d'une troisième personne : Malinka(1).

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle tente de comprendre les raisons de ces vols. « Que faisiez-vous à Monaco ? Pourquoi cibler Zara ? Faites-vous partie d'un réseau ?»

Elles répondent via l'interprète : « On était venue chercher du travail, comme en 2014. Mais comme on n'avait pas de quoi manger, on volait dans ce magasin choisi au hasard. On s'excuse… Cet argent me servait à nourrir mon enfant », rajoutera Ginka, les mains jointes.

Le président insiste : « Vous obligeait-on à voler ? Y avait-il un chef ? Où alliez-vous après? » Réponses : « On n'avait ni chef ni rôle. Il fallait juste attirer l'attention de la victime. On gardait l'argent pour acheter ce dont on avait besoin. On jetait les cartes bancaires et documents administratifs… Puis on allait dormir à Nice.» Quant à la fausse carte d'identité de Sabka, elle l'avait « achetée à une personne pour 250€ sans me poser de question, car j'avais besoin d'un document.»

« Rien sur ceux qui tirent les ficelles »

Les prévenues rejetteront enfin tout ennui avec d'autres justices. Mais le président leur rappellera qu'elles sont connues pour vols en Bulgarie, Italie, Belgique, Suisse, Autriche sous différentes identités et selon Interpol. Et elles vivent en couple avec deux frères, également des voleurs professionnels.

Me Didier Escaut, pour la seule partie civile représentée à l'audience, parle d'une mascarade. « L'occasion aurait fait le larron… Ne croyez pas ce qu'elles racontent. Elles ne diront rien sur ceux qui tirent les ficelles…» Et de réclamer 5000€ de dommages.

Le procureur Alicia Brianti, aux vues des antécédents, réclamera respectivement un an et six mois de prison ferme pour Sabka et Ginka.

Pourtant, la défense de Me Gil Madec, du Barreau de Versailles, éliminera d'emblée la thèse du réseau.

« Ce ne sont que des liens de camaraderie. Les cartes bancaires, moyen idéal pour retirer de l'argent, ne serviront pas. C'est un faible niveau de vol avec un mode opératoire de base où l'argent collecté par ces femmes correspond au minimum pour vivre. Ce ne sont pas des professionnelles. Elles sont incarcérées depuis le 7 juillet 2015 à la maison d'arrêt. Cet électrochoc suffira… »

Le tribunal suivra quasiment les réquisitions du ministère public.


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