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Prison avec sursis pour un Monégasque ivre à scooter

Mis à jour le 18/09/2017 à 05:03 Publié le 18/09/2017 à 05:03
	(Archive Photo N.-M.)

Prison avec sursis pour un Monégasque ivre à scooter

Une énième fois, la conduite en état d'ivresse a été évoquée au cours de l'audience de flagrance du tribunal correctionnel.

Une énième fois, la conduite en état d'ivresse a été évoquée au cours de l'audience de flagrance du tribunal correctionnel. Dans le box, menotté, un Monégasque de 28 ans. Mardi 12 septembre, à la prise de son service, ce serveur professionnel a consommé de la bière, puis du vin, pour finir par des alcools forts. Évidemment, au moment de rejoindre son domicile, le lendemain matin, le garçon de restaurant n'est pas en condition d'enfourcher sa mobylette ! Inconscient des risques d'alcoolisation excessive, avec un taux de 0,90 mg/l, il n'ira pas très loin…

Au PC sécurité de la Sûreté publique, vers 2 h 50, les policiers remarquent rapidement sur leurs écrans la trajectoire sinueuse du cyclomotoriste sur les voies de Fontvieille. D'ailleurs, il chute. Mais il se relève pour prendre le tunnel de la dorsale. Aussitôt, deux agents interviennent au bout de la galerie pour contrôler le conducteur. Ce dernier niera l'accident et refusera le test… jusqu'au dégrisement ! Quelques jours à la maison d'arrêt lui apporteront sagesse et réflexion.

Face au problème récurrent de l'ivresse au volant, le président Morgan Raymond voudrait que les choses changent. Il aborde le moment d'arrêter de boire, de se faire soigner et refuse tout sentiment d'impuissance. Alors, le prévenu réagit : « Je ne sais pas pour quelle raison j'ai pris mon engin pour rentrer. Outre quelques bocks de bière, j'ai bu une dizaine de verres de vin rouge et blanc et j'ai terminé la soirée au « Gerhard's Café » avec des coca-rhum… J'ai mal fait… »

Le magistrat ne cède pas à la compilation de regrets.

Il réclame stabilisation, abstinence, équilibre… Une vie sans alcool ! « Votre casier comporte une condamnation en 2011 pour des faits identiques. Vous avez été verbalisé quatre fois pour ivresse sur la voie publique. Avez-vous envisagé des soins ? » Un espoir de guérison dans la réponse du détenu ? « J'ai beaucoup réfléchi en prison. Je vais entamer une thérapie sérieuse dès ma libération… »

Méfiance et inquiétude planeront quand même dans les réquisitions du Ministère public. « La réitération des faits à son âge, rappelle le procureur général adjoint Hervé Poinot, l'interpellation à plusieurs reprises alors qu'il est à pied, la mise en danger de lui-même et des autres avec presque 2 g dans le sang… Est-ce la bonne profession devant cette tentation de l'alcool ? Après sept ans d'addiction, une décision doit le conduire à une prise de conscience : sept jours ferme, 1 000 euros d'amende, plus 45 euros de contravention. »

Pour la défense, on arrive à un tournant. « Mon client a pris la mesure de ses difficultés face à la boisson, reconnaît Me Arnaud Cheynut. Il faut lui tendre la main afin de revenir à une hygiène de vie. La peine réclamée est-elle judicieuse ? Elle va dans le sens contraire. La solution idéale se composerait du sursis et de contraindre ce jeune homme à se soigner… » Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à trois mois d'emprisonnement avec sursis, liberté d'épreuve pendant trois ans, obligation de soins et 45 euros d'amende.

S'il n'observe pas ces contraintes à la lettre, ce Monégasque ira de nouveau réfléchir en prison.


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