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Piétons renversés sur les passages protégés : c’est 500 € d’amende !

Mis à jour le 26/10/2019 à 10:13 Publié le 26/10/2019 à 10:13
Le tribunal a jugé deux affaires de piétons renversés à Monaco.	(Illustration Cyril Dodergny)

Piétons renversés sur les passages protégés : c’est 500 € d’amende !

Combien de fois pareil rappel est martelé au tribunal correctionnel quand un prévenu comparaît pour blessures involontaires !

Combien de fois pareil rappel est martelé au tribunal correctionnel quand un prévenu comparaît pour blessures involontaires ! Le conducteur d’un véhicule doit s’approcher d’un passage protégé à une allure modérée, redoubler de prudence et céder la priorité aux piétons engagés ou sur le point de traverser.

Deux jeunes étudiantes, présentes à l’audience, ont justement manqué de vigilance. Dans ces deux cas, ni l’alcoolémie ni une éventuelle consommation de stupéfiants n’ont été relevées par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle.

Affaire 1 : « Je pensais que la voiture allait s’arrêter »

Dans l’ordre des citations, une Roumaine de 24 ans vient à la barre. Le 28 décembre 2018, cette résidente de Monaco a renversé un garçon mineur sur le boulevard Albert-Ier. Vers 22 h, au niveau du Supermarché Casino, elle manipule son autoradio. L’instant d’inattention est fatal : le jeune homme engagé sur les bandes blanches tombe à terre.

« J’ai bien vu la voiture arriver, précise la victime. Je pensais qu’elle allait s’arrêter.» La victime poursuit : «Blessé au poignet, je n’ai pas arrêté ma scolarité. Mais étant droitier, cela a perturbé mes études. Je n’ai pu me présenter à l’épreuve du bac. Transporté au CHPG, j’ai eu soixante jours d’ITT. »

Après un rappel des faits, Me Marie Deforges, du barreau de Nice et conseil de la partie civile, sollicite une expertise, 2 500 e à titre de provision et 1 500 e d’indemnisation.

Dans ses réquisitions, le premier substitut Cyrielle Colle réclame une peine de 400 e d’amende ferme pour une prévenue sans antécédents judiciaires. En défense, dans son examen des circonstances de l’accident, l’avocate niçoise Valentine Tordo note « l’absence de lésion osseuse et le lien de causalité n’est pas évident. Je demande l’indulgence du tribunal et préservez sa carrière notariale en préparation ».

Le tribunal condamnera la prévenue à 500 e d’amende et accordera la demande d’expertise et 1 500 e de provision.

Affaire 2 : « Je n’ai pas vu la personne s’engager »

C’est au tour d’une Française de 20 ans d’approcher de la barre. Cette étudiante en sociologie a percuté le 1er mars dernier, vers 11 h 30, une sexagénaire monégasque au niveau de l’avenue de Grande-Bretagne. Au volant de sa Fiat Panda, la prévenue n’a « pas vu cette personne qui s’était engagée pour traverser la chaussée. Il y avait beaucoup de circulation »...

Pour la plaignante, Me Catherine Cottray-Lanfranchi, du barreau de Nice, parle « d’intervention à cause d’une fracture du tibia avec un arrêt de 45 jours. Comme ma cliente exerce une profession libérale, elle a dû faire appel à une consœur et prendre sa retraite, avec un manque à gagner important ». Une expertise et une provision de 30 000 e, justifiée par la difficulté à payer ses charges sociales, seront sollicitées.

Les fautes de conduite et d’inattention de la prévenue, stressée par la circulation, seront relevées par le ministère public. Une peine de 800 e d’amende est demandée. « Cette jeune conductrice est réellement désolée, souligne avec insistance Me Suzan Okar, du barreau de Nice. Très choquée par l’accident, elle s’est très vite portée au secours de la victime et elle l’a visitée pendant sa période d’hospitalisation. Peu fortunée, elle demande que la provision se limite à 5 000 e. »

Sanction : 500 e d’amende également, demande d’expertise accordée et 5 000 e de provision.


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