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Peines de prison ferme et avec sursis pour sept cocaïnomanes

Mis à jour le 20/06/2019 à 09:54 Publié le 20/06/2019 à 10:00
Ces jeunes consommaient la cocaïne dans les toilettes des établissements.

Ces jeunes consommaient la cocaïne dans les toilettes des établissements. Illustration Sébastien Botella

Peines de prison ferme et avec sursis pour sept cocaïnomanes

Des peines de prison assorties du sursis pour Eleonora (trois mois), Léa (trois mois), Jérémy (six mois et 3.000 € d’amende), Mathieu (quatre mois), Martika (trois mois). Deux peines d’emprisonnement ferme pour Davy (un mois) et Haikel (quatre mois, mais son avocat réfléchit à un éventuel appel).

Au terme d’un long délibéré de trente-cinq jours, le tribunal correctionnel a reconnu ces prévenus, âgés de 28 à 35 ans, coupables de s’être livrés aux acquisition, transport usage, détention, offre ou cession et importation de cocaïne entre 2014 et 2015. Pareilles sentences, annoncées par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, montre bien que la justice a fait de la lutte contre les stupéfiants une priorité nationale.

Münegu Connection

Sur les faits, l’affaire était ébruitée par une "taupe" en décembre 2015 (lire notre édition du 13 mai dernier). Aussitôt, les enquêteurs de la Sûreté publique chaperonnaient un certain Benjamin afin de connaître les acteurs possibles de cet épisode de la "Münegu Connection".

Tous avaient l’habitude de consommer la drogue dans les toilettes des établissements et autres "assommoirs" de la Principauté. Des lieux certes propices à la recherche des pratiques festives. Mais ces jeunes gens avaient une façon bien personnelle de se divertir sous l’angle de l’addiction aux psychotropes. Ils partageaient la coke sans se soucier des interdits imposés par la loi.

Au cours des gardes à vue, chaque consommateur livrait ses recettes de cuisine narcotique. Une tambouille toxicologique où les ingrédients se payaient au prix fort : de 80 e à 100 e le gramme. Ou la posologie oscillait entre 5 et 25 grammes par an.

"Plaisirs idiots et interdits"

À l’audience, au cours de l’instruction, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle insistait pour tout savoir sur le comportement des intéressés. Ne pas se contenter des seuls méfaits de l’alcaloïde uniquement lié à l’absorption. Pousser jusqu’à la marginalisation et aux pratiques de « ces plaisirs idiots et interdits », comme les avait définis le premier substitut Olivier Zamphiroff.

Sept consommateurs, sept victimes? "Pas question de les considérer comme des patients : ce sont des délinquants, affirmait-il. Prononcez des peines de quatre à dix mois de prison avec sursis, assorties d’amendes de 3.000 € à 10.000 €."

In fine, la défense, représentée par un bataillon d’avocats monégasques et français, réclamait à l’unanimité la relaxe ou la clémence. Visiblement les "robes noires" n’ont pas complètement convaincu les juges.


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