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Peines avec sursis pour des employés indélicats d'un tabac-loto à Monaco

Mis à jour le 29/01/2015 à 08:12 Publié le 29/01/2015 à 08:08
Palais de Justice de Monaco 3
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Peines avec sursis pour des employés indélicats d'un tabac-loto à Monaco

Trois employés d'un tabac-loto de la galerie commerciale de Fontvielle à Monaco ont été condamnés à des peines avec sursis pour avoir notamment piocher dans la caisse et consommer du cannabis pendant leurs heures de travail.

Trois employés d'un tabac-loto de la galerie commerciale de Fontvielle à Monaco ont été condamnés à des peines avec sursis pour avoir notamment piocher dans la caisse et consommer du cannabis pendant leurs heures de travail.

Il s'en passait des belles au « Média », de 2009 à 2012, dans la galerie commerciale de Fontvieille ! Les trois employés de ce débit de tabac-loto-presse, laissés sans surveillance, consommaient du cannabis et se partageaient des tâches lucratives pour arrondir leurs fins de mois.

Quand un piochait allègrement dans la caisse, l'autre mettait l'argent des tickets de loto gagnants dans sa poche, et le troisième gonflait les commandes pour recevoir des cadeaux.

Le préjudice est évalué à quelque 90.000 euros.

Ils ont été condamnés respectivement à des peines de six, trois et deux mois de prison avec sursis.

Confrontée à une perte des recettes permanente sur les trois années au vu de la fréquentation, l'ancienne gérante porte plainte le 4 décembre 2012. L'enquête de police démontre que les trois prévenus participent à des ponctions journalières sur plusieurs produits proposés à la vente.

Quand le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle interroge le premier employé sur les malversations commises chaque fois qu'il s'occupe de la caisse, le jeune homme réfute toute implication.

« C'est peut-être une cabale montée contre moi ! Je n'ai pas profité de la vulnérabilité de clients âgés pour empocher les gains des tickets gagnants du Loto.

- Et les 100.000 € sur votre compte bancaire ? Comment parveniez-vous à faire autant d'économies avec un salaire mensuel de 1.800 € ?

- Je vivais comme un moine et je bénéficiais de quelques transactions illicites de chaussures avec le Maroc ! »

Le second adopte le même système de défense. «Il m'est arrivé de prendre de l'argent pour me dépanner ou offrir le café aux collègues. Des confiseries aussi. Mais j'ai toujours remboursé mes retraits. »

Quant au troisième, s'il gonflait certaines commandes auprès des fournisseurs, « certes, c'était pour recevoir des cadeaux. Mais parce que les représentants me le proposaient ».

Redevenu bénéficiaire

« C'est étrange, relève le président en s'adressant aux trois employés. Depuis vos départs en 2013, ce commerce est à nouveau bénéficiaire… D'ailleurs, pourquoi vous êtes-vous porté précipitamment volontaires pour partir sans préavis ?.. »

Silence...

Et aussitôt la partie civile, représentée par Me Jean-Pierre Licari, avance le chiffre évalué par sa cliente pour solliciter la somme de 400.000 e de dommages et intérêts.

À son tour, le procureur Cyrielle Colle condamnera le comportement des trois prévenus.

« Comment cet employé peut-il nourrir ses quatre enfants en bas âge et une épouse au foyer avec pas plus de 50 euros dépensés par mois ? Il a dû payer le reste en argent liquide ! Puis, l'argent pris dans la caisse pour régler ses petites dépenses ? Rien ne prouve qu'on l'ait remis ! Enfin, les cadeaux des fournisseurs revenaient au propriétaire… »

Et de demander respectivement des peines de prison assorties du sursis d'un an, huit et six mois avec liberté d'épreuve.

Les avocats de la défense clameront l'honnêteté de leurs clients et ils s'insurgeront contre les peines réclamées par le ministère public. On entendra : « Les emprunts d'une dizaine d'euros étaient remboursés. Les cadeaux étaient partagés entre les salariés. Les tickets de loto ? S'ils avaient eu connaissance des gains, il était facile de les faire empocher par des amis… Et pour les stupéfiants, il n'y avait aucun trafic : ils achetaient le cannabis pour leurs consommations personnelles. » Les plaideurs rejetteront d'un commun accord les exigences de la partie civile et ils demanderont la relaxe.

Mais le tribunal en décidera autrement sur les sanctions. Puis il déclarera irrecevable la somme réclamée par la partie civile.

 

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