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Trois employés d'A Roca piquaient dans la caisse

Mis à jour le 18/03/2017 à 05:16 Publié le 18/03/2017 à 05:16
La baisse du chiffre d'affaires du traiteur dépassait 6 000 euros par mois.	(Archives NM)
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Trois employés d'A Roca piquaient dans la caisse

Trois jeunes gens, deux filles et un garçon, auront appris à leurs dépens que voler leur employeur peut coûter cher !

Trois jeunes gens, deux filles et un garçon, auront appris à leurs dépens que voler leur employeur peut coûter cher ! Ce trio, bien insouciant au demeurant et apparaissant au-dessus de tout soupçon, a comparu devant le tribunal correctionnel pour abus de confiance. Tous ont été condamnés à la même peine, trois mois d'emprisonnement avec sursis, pour avoir puisé dans la caisse du traiteur A Roca, au marché de la Condamine, puis partagé en parts égales 5 640 €.

Un sentiment d'impunité semble lier les trois employés embauchés depuis plusieurs mois. Quand une chute du chiffre d'affaires attire l'attention des deux associés qui dirigent l'enseigne gastronomique. Les trous dans la caisse sont devenus récurrents et importants. Soucieux de ne pas accuser à tort des salariés de l'établissement, les responsables installent une caméra de surveillance au-dessus du tiroir-caisse.

Dès le premier jour de « tournage », la vidéo montre les deux serveuses et le cuisinier prendre de l'argent dans l'après-midi. Le lendemain, un trou de 220 € est constaté. Puis, des produits sont sortis, mais la contrepartie monétaire est à chaque fois conservée par les fripons. Les petits noirs ne sont pas facturés…

120 à 150 € par jour

Interrogés par les policiers, les trois prévenus donnent une version identique : l'autorisation de compensation. Mais en garde à vue, ils avouent puiser dans la caisse. Il était dérobé en moyenne de 120 € à 150 € chaque jour. Impossible d'avoir une estimation plus précise en l'absence de la partie civile.

Quand le président Florestan Bellinzona interroge les coupables, ils ne sentent pas fautifs : « Il y avait un accord interne pour avoir de l'argent au noir… » Le magistrat réplique : « Le préjudice est tout de même chiffré sur deux mois à 5 640 €. Et encore, c'est le minimum reconnu. Vous offriez quinze cafés par jour. Ça devient tellement habituel de se servir dans la caisse que vous ne pouviez plus quantifier les sommes. Et vous, le cuisinier, vous n'y aviez pas accès mais vous arriviez à prendre 40 € par jour… »

« Pas des bandits »

Des remords ? Le procureur Alexia Brianti résumera bien l'examen de conscience des prévenus. « Des tentatives de justification, mais peu de regrets ! Ils auraient continué leurs détournements si leurs employeurs n'avaient pas réagi face au préjudice. Pour éviter toute concordance de leurs actes délictueux, chacun mettait l'argent dérobé dans le sac de l'autre. La baisse du chiffre d'affaires dépasse les 6 000 € mensuels. On est bien au-delà des sommes avouées. La formule "au noir" ne justifie pas de piquer dans la caisse. Le vol d'un employeur est un crime puni de cinq à dix ans de prison. » La représentante du parquet optera pour une peine avec sursis, mais le quantum ne doit pas être inférieur à cinq mois.

Pour Me José-Marie Bertozzi, du barreau de Nice, « mes clients se sont fait justice eux-mêmes : comportement maladroit ! Mais si cette pratique du noir, habituelle sur la Côte pour payer moins d'impôts, couvre une certaine cohérence économique, où est l'infraction ? Tous les trois vont être licenciés, mais pas pour les vols ! Une jeune femme pour un comportement grossier avec les clients. L'autre ne correspond pas aux attentes. Le cuisinier pour une mauvaise tambouille ! Leur solde ne va jamais être réglé. Cela rembourse le préjudice. Prévoyez une peine légère. Ce ne sont pas des bandits de grands chemins ».

Dont acte.


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