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Militaires varois attaqués à Nice: l'accusé inspiré par l’autre Coulibaly et les frères Kouachi

Mis à jour le 10/12/2019 à 11:12 Publié le 10/12/2019 à 11:04
Moussa Coulibaly confirme avoir tenté en 2015 de rejoindre la Syrie, puis d’assassiner des soldats.

Moussa Coulibaly confirme avoir tenté en 2015 de rejoindre la Syrie, puis d’assassiner des soldats. Photo Franck Fernandes

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Militaires varois attaqués à Nice: l'accusé inspiré par l’autre Coulibaly et les frères Kouachi

Au premier jour de son procès antiterroriste à Paris lundi, Moussa Coulibaly a confirmé avoir tenté en 2015 de rejoindre la Syrie, puis d’assassiner des soldats. La personnalité de l'accusé, qui a tenté de mettre à exécution son projet le 3 février 2015 en portant des coups de couteau au visage de deux militaires du 54e régiment d’artillerie de Hyères, reste insaisissable.

Lorsqu’il attaque les militaires à Nice, Moussa Coulibaly a 30 ans. Né à Mantes-la-Jolie (Yvelines), originaire du Sénégal, il est l’aîné d’une fratrie de six enfants, auxquels s’ajoutent neuf demi-frères et sœurs. Il grandit dans un milieu modeste, "mais n’en a pas souffert".

Sa famille pratique un islam modéré. Elle prône des "valeurs de respect et d’honnêteté", rapporte l’enquêtrice de personnalité. Moussa est décrit comme un "garçon calme et timide", mais aussi "influençable, voire manipulable". Après un CAP de métallurgie raté, il travaille en intérim, chez Peugeot, Veolia ou Samada, entre la région parisienne et Mulhouse.

En août 2014, Moussa Coulibaly se marie religieusement au Sénégal... sans y être présent. "Un mariage sentimental", assure-t-il. Sa femme considère qu’il a "mal agi" le 3 février 2015. Depuis, elle n’a échangé qu’un seul courrier avec lui. Mais elle "continue malgré tout de l’aimer" et le "considère toujours comme [s] on époux".


Pourtant, l’itinéraire de Moussa Coulibaly a bifurqué depuis bien longtemps déjà. A l’aube des années 2010, sa famille ne le reconnaît plus. "Il est devenu fou !", témoignent ses proches. Il devient "triste et solitaire", se montre « méchant et blessant » envers ses frères.

"Je me revendique de l’islam radical"

Divers facteurs ont pu faire basculer Coulibaly, brutalement, dans un profond ressentiment à l’égard des non-musulmans. Il cite la pendaison d’un codétenu, sans convaincre les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat). Il explique s’être muni d’un long couteau après une agression, guère évidente, qui aurait visé sa mère.

Entre-temps, l’Etat islamique a proliféré dans les ruines d’Alep et de Raqqa. Moussa Coulibaly s’est gargarisé de littérature djihadiste, de vidéos d’exactions en Syrie, de chants et de prêches appelant au passage à l’acte. Il respecte l’islam qui prône de "se défendre quand on est attaqué. Je me revendique de cet islam-là: l’islam radical".

En janvier 2015, quand les frères Kouachi et son homonyme Amédy Coulibaly sèment la terreur dans Paris, Moussa les soutient. Il pense même que la date de leur mort devrait devenir un jour férié. Le jour de l’attentat chez Charlie, Moussa Coulibaly retire ses économies.

Une semaine plus tard, il établit une procuration au nom de son frère, avant de s’envoler vers la Turquie depuis Nice. "Les attentats ont-ils été un déclencheur?", demande le président à un enquêteur de la Sdat. Entendu par visioconférence, sous anonymat, le policier répond : "Vraisemblablement".

>> LIRE AUSSI. Le terroriste qui avait attaqué des militaires varois à Nice "reconnaît l'intégralité des faits"


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