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Meurtre d’un cuisinier à Monaco: l’accusé acquitté en Italie, mais pas libéré

Mis à jour le 08/02/2021 à 21:44 Publié le 08/02/2021 à 21:36
La police scientifique avait inspecté la scène du crime au Pulcinella.

La police scientifique avait inspecté la scène du crime au Pulcinella. Photo Michael Alesi

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Meurtre d’un cuisinier à Monaco: l’accusé acquitté en Italie, mais pas libéré

Ricard Nika, 34 ans, a été considéré irresponsable pénalement, ce lundi matin, à Imperia. Mais il reste interné pour 10 ans. En février 2017, il avait sauvagement tué un collègue au Pulcinella;

C’est vraiment arrivé, ce qu’ils disent ?" Cette question, Ricard Nika l’aurait lui-même posée à son avocat peu après le crime. Un crime qu’il a pourtant commis, à Monaco, le 24 février 2017. Ce ressortissant albanais a poignardé à mort son collègue Alfio Fallica, âgé de 30 ans tout comme lui, dans le restaurant où tous deux étaient cuisiniers. Un crime de sang rarissime en Principauté.

Quatre ans plus tard, Ricard Nika comparaissait devant le tribunal d’Imperia, ce lundi. Le voici acquitté. Mais pas libéré. La justice conclut à son irresponsabilité pénale, en raison de son état psychique. En revanche, elle l’astreint à rester dix ans au sein d’une structure adaptée. Et fermée.

Le 24 février 2017, à Monaco, un employé du Pulcinella découvre le corps d’Alfio Fallica, dans la cave de ce restaurant de la rue du Portier. Le malheureux gît dans une mare de sang. Il a reçu une multitude de coups de couteau. Le même jour, Ricard Nika est interpellé par la police italienne à Bordighera, où il réside. L’homme est blessé au bras. Ses propos sont confus. Mais explicites, selon les médias transalpins.

"Délires de persécution"

La police scientifique avait œuvré des heures sur la scène de crime le 24 février.
La police scientifique avait œuvré des heures sur la scène de crime le 24 février. Photo Michael Alesi

L’homme en question, c’est donc Alfio Fallica. Un cuisinier sicilien résidant à Menton, où il a épousé une Azuréenne en 2016. "Une bonne personne", dixit Ricard Nika, qui jurait n’avoir "jamais eu aucun problème avec lui". Il lui a pourtant asséné une trentaine de coups, à l’aide de deux couteaux. Au Pulcinella, le personnel est sous le choc. Tous pleurent "un collègue, mais avant tout notre ami".

Que s’est-il donc passé entre ces deux collègues ? Ricard Nika n’en a pas dit plus. Il s’est enfermé dans le mutisme. Les justices italiennes et monégasques ont ordonné une expertise psychiatrique. Le juge d’instruction monégasque a conclu à un non-lieu.

"Cette personne souffre d’une grave maladie psychiatrique, explique son avocat, Me Marco Bosio. Son discernement était aboli au moment des faits. Il ne se souvient de rien. Il souffrait de délires de persécution. Ensuite, peu à peu, il a pris conscience de la gravité des faits."

Ricard Nika, 34 ans désormais, vit interné dans une structure spécialisée (une Rems, structure qui a remplacé les hôpitaux psychiatriques en Italie). Il y suit un traitement psychiatrique. On y évalue son degré de dangerosité et le risque de réitération des faits.

Maintien en centre clos

Fallait-il le juger à Monaco ou en Italie ? Les deux Etats ont tenté de trouver un accord de coopération judiciaire, sans succès. Le procès a donc eu lieu en Ligurie ce lundi matin.

En cas ce condamnation pénale, il encourait 30 ans de réclusion. Mais le juge a suivi le ministère public. Il l’a acquitté pour manque de charges et abolition de son discernement. Et il a ordonné une mesure de sûreté, qui le maintient en milieu fermé.

Satisfaction pour son avocat. Mario Bosio avait plaidé en ce sens. "Il peut être libéré avant le terme des dix ans, si une absence de danger est avérée dans les prochaines années." Une telle décision devrait, alors, recevoir l’aval de magistrats et médecins.

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