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Menaces de mort et ivresse au volant: trois mois avec sursis pour un habitant de Beausoleil

Mis à jour le 28/09/2016 à 05:07 Publié le 28/09/2016 à 05:07
« J'ai pété les plombs », a reconnu le prévenu.

« J'ai pété les plombs », a reconnu le prévenu. archive Michael Alési

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Menaces de mort et ivresse au volant: trois mois avec sursis pour un habitant de Beausoleil

« Je vais te tuer… » Nous tairons la suite du message téléphonique où, pendant un quart d'heure, l'immondicité ne peut aller plus loin.

Avec une précipitation forcenée, l'agresseur déverse menaces et insultes. Il puise dans le cynisme, l'insolence et l'immoralité pour avilir un collègue de travail au sujet d'un potin futile et malveillant.

De tels propos, rapportés à l'audience du tribunal correctionnel, ont valu à ce résident de Beausoleil de comparaître pour violences, injures et… conduite en état d'ivresse. Il écope ainsi, pour toute son œuvre, de trois mois d'emprisonnement avec sursis et 245 euros d'amendes.

« Que vous a fait ce collègue pour vous mettre dans cet état ? Pourquoi l'avoir menacé de la sorte le 10 avril dernier ? » demande le président Florestan Bellinzona.

« J'ai pété les plombs, reconnaît le prévenu. Un intérimaire m'avait averti qu'on parlait dans mon dos. Alors, je reproche à ce responsable de ne pas avoir fait taire les personnes qui ne cessaient de déblatérer sur mon compte. Il aurait dû intervenir… »

Ce personnage, assez soupe au lait, n'est pas au bout de ses ennuis. Après ces démêlés, le quinquagénaire a perdu son emploi. Outre quelques maigres aides sociales pour subsister, il va vendre son appartement car il a deux enfants. Mais quelques jours plus tard, le 20 juin, ce même homme est contrôlé par les policiers vers 23 h 30, dans la ruelle Saint-Jean. Il conduit un véhicule avec un taux d'alcool de 0,93 mg par litre d'air expiré.

« Vous aviez passé la soirée dans un établissement de nuit ? » lance le magistrat. « Oui, j'avais bu deux pintes de bière », reconnaît le prévenu.

« Cela semblait suffisant pour altérer votre perception : quand vous manœuvrez pour sortir votre véhicule, vous percutez deux voitures. Le bruit a alerté le voiturier. Vous aviez plus du double du taux délictuel. Pourquoi ne pas rentrer à pied ? » Le prévenu reparle de ses problèmes, de cette galère…

Situation délicate pour le premier substitut Olivier Zamphiroff. « Dépressif, sous médicaments à cause d'un conflit sur son lieu de travail, prenez en compte cette situation particulière. Une peine symbolique et pédagogique assortie du sursis suffit : deux mois pour le message ; quatre mois pour la conduite en état d'ivresse. »

Le tribunal réduira les réquisitions du ministère public de moitié.


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