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L'un des leaders des Pink Panthers jugé à Monaco pour un braquage

Mis à jour le 29/01/2019 à 08:16 Publié le 29/01/2019 à 08:11
Cette bijouterie avait été victime d'un vol à main armée le 21 juin 2007.

Cette bijouterie avait été victime d'un vol à main armée le 21 juin 2007. Photo archives Y.M.

L'un des leaders des Pink Panthers jugé à Monaco pour un braquage

Le procès du second braqueur de la bijouterie Ciribelli, commis le 21 juin 2007, s’est ouvert ce lundi. Il est présenté comme l’un des membres fondateurs du gang des Pink Panthers. Le verdict est attendu ce mardi soir.

Un service de sécurité exceptionnel est en place depuis ce lundi matin autour du périmètre du palais de justice. Zoran Kostic, le second braqueur de la bijouterie Ciribelli, incarcéré depuis le 28 juillet 2018 à Monaco après avoir été extradé à sa sortie de prison en France, comparaît jusqu’à ce soir devant le tribunal criminel.

A noter que l’autre malfaiteur, le Croate Vlado Serzlija, plus connu sous le nom de Nikola Ivanovic, a été condamné à six ans de prison ferme par ce même tribunal le mardi 12 janvier 2016. Il purge sa peine en France.

453.456€ de butin

Douze ans après, ce Monténégrin de 52 ans, considéré comme l’un des membres fondateurs du gang des "Pink Panthers", répond devant les juges monégasques du vol à main armée perpétré le 21 juin 2007 chez le célèbre joaillier de la galerie du Métropole. Ce jour-là, trente-deux montres de luxe, pour une valeur de 453.456 €, étaient emportées et le butin jamais retrouvé !

Sans oublier dans le butin une 33e montre déposée par un client pour réparation, d’une valeur de 4.900 €, a également été emportée.

Dans le box, apparaît, menotté et très surveillé, un homme usé par les nombreuses années de détention. L’accusé reconnaît les faits de vol mais réfute les menaces de mort. Alors, la présidente Françoise Carracha, minutieuse dans sa recherche de la vérité, reprend l’instruction du dossier. Plus d’une décennie plus tard, des témoins manquent à l’appel. Ou bien la responsable de la bijouterie, par courrier, encore traumatisée par l’attaque, demande à être "dispensée de témoigner. Je ne veux plus être confrontée à mon agresseur".

"Le braquage a duré une minute"

En revanche, le commandant de police qui a dirigé l’enquête confiée à la Sûreté publique, n’a rien oublié de cette journée de juin quand l’alarme retentit dans les locaux de la rue Suffren-Reymond à 11 h 45. Un vrai thriller à suspense qui joue sur le temps et la peur où il est fait état d’un deuxième homme extrêmement menaçant. Il agissait à visage découvert avec une arme létale.

"Un pistolet de construction tchèque, précise-t-il, approvisionné par un chargeur de sept cartouches de 7,5 mm. Le braquage a duré un peu plus d’une minute. Personne n’était blessé. Les images de vidéosurveillance confirmaient la fuite, à pied des deux gangsters par l’avenue des Citronniers. Dans un parking proche, ils s’engouffraient dans une Fiat 500 et prenaient la direction de la France par la Basse-Corniche au niveau de la frontière ouest de la Principauté."

Grâce aux photos et aux empreintes digitales envoyées à Interpol, les deux malfaiteurs étaient rapidement identifiés. Il s’agissait de ressortissants de l’ex-Yougoslavie susceptibles, à l’époque, d’appartenir à la bande des Pink Panthers.

"Le véhicule Fiat, poursuit le fonctionnaire, était retrouvé sur un parking de Cap-d’Ail le 18 juillet suivant. À l’intérieur, on a retrouvé l’arme sous le siège arrière, côté conducteur, des vêtements portés au moment du braquage et différents objets dont un téléphone portable classique. On a pu extraire des messages échangés et faire une étude du bornage."

Le témoignage d’un maître d’hôtel d’un établissement du Portier permettra de situer leur présence en Principauté cinq jours auparavant: "Ils venaient prendre leur café tous les matins et ils se renseignaient sur le stationnement dans le quartier. Le jeudi, jour du vol, ils étaient en costumes et très excités. Je les ai vus repasser en courant plus tard…"

Pourquoi Monaco ?

Après un long historique sur la carrière de cette organisation criminelle des Balkans, la présidente veut connaître les raisons de la destination monégasque. "On venait pour trouver de l’argent et commettre un braquage. On avait repéré cette bijouterie par facilité. Elle présentait des défaillances au niveau de la sécurité." "Mais il y avait un enfant de 2 ans dans cette boutique", s’indigne la magistrate.

"Quand je suis entré avec le pistolet, répond l’accusé, je n’ai pas vu le gamin. Nikola aurait dû sortir avant…"

Le procureur Cyrielle Colle s’interroge justement sur les braquages en Suisse, en Allemagne, en France et en Belgique. Zoran Kostic nie sa participation dans le dernier pays.

"Père de famille, entre 2001 et 2009 je n’avais aucune activité professionnelle. J’avais besoin d’argent. J’avais des dettes. Les montres volées à Monaco ont été négociées par Nikola avec des gitans à Milan. On s’est partagé par moitié les 200 000 e récupérés. Et je n’en ai même pas profité…"

Un pactole dont il faut toutefois payer le prix aujourd’hui. Le braqueur monténégrin encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu ce mardi soir.


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