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Lourde amende pour ce conducteur ivre qui a fait rugir sa Porsche en pleine nuit à Monaco

Mis à jour le 17/08/2020 à 12:55 Publié le 17/08/2020 à 10:56
Le soir des faits, le conducteur était alcoolisé au volant de sa voiture de sport.

Le soir des faits, le conducteur était alcoolisé au volant de sa voiture de sport. Photo d’archives Sébastien Botella

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Lourde amende pour ce conducteur ivre qui a fait rugir sa Porsche en pleine nuit à Monaco

Un Italien fait rugir bruyamment sa Porsche dans un quartier huppé de Monaco, en pleine nuit. Devant le tribunal correctionnel, le prévenu qui s'étonne de son comportement, a été condamné à une lourde amende et à la suspension de son permis de conduire pendant six mois.

Un excès de décibels retentissait violemment dans la nuit du 12 janvier 2020, vers 3h25 au niveau du Portier.

Était-ce un accident? Une menace qui compromettait la sûreté à Monaco? C’était clairement un problème de réglementation routière!

À cette heure très matinale, un joaillier italien faisait rugir bruyamment sa Porsche avec des accélérations brusques. Évidemment, l’excès de bruit provoquait l’intervention des policiers.

Ils interpellaient sans attendre le conducteur dans l’optique de limiter les nuisances sonores dans ce quartier huppé de la Principauté. Mais le bruit ne constituait pas la seule partie audible du problème.

Les agents observaient également l’élocution pâteuse du contrevenant et une certaine tendance à vaciller sur ses jambes. Il était alcoolisé au volant de son coupé cabriolet sport, avec un taux de 0,90 mg/l. Soit quasiment quatre fois le taux autorisé.

"J’ai été traumatisé cette nuit-là"

À l’audience, le prévenu ne nie pas avoir carburé ce soir-là au vin et à la vodka. Il s’étonne toutefois d’être l’auteur d’une pareille bêtise, lui "si maniaque au niveau de la santé".

Il se veut plus crédible encore sur ce point en démontrant qu’il n’a jamais eu de problèmes avec l’alcool comme avec la justice. "Alors, expliquez-nous pour quelle raison vous avez fait tout ce bruit?", s’enquiert avec une causticité froide le président Florestan Bellinzona.

La réponse n’éveille aucun écho extensif: "J’ai un véhicule ancien..." Avant de faire acte de contrition: "J’ai été traumatisé cette nuit-là et j’ai honte d’avoir commis une infraction..."

L’attitude du quadragénaire laisse apparaître cependant quelques faiblesses au moment de quantifier ses revenus mensuels. À la marche, il avance la somme de 3.000 €.

Pour le magistrat ce montant ne concorde pas avec les 10.000€ déclarés aux policiers. "C’est ce qui me reste après avoir déduit les 7.000€ de loyer de mon commerce, avenue de la Costa...", justifie naïvement le prévenu.

Remontrance acerbe du président: "Quand on parle de revenu, c’est l’argent intégralement perçu et non déduit des loyers et autres charges professionnelles, familiales, etc."

Le comportement dangereux sur l’avenue Princesse-Grace et les accélérations intempestives ont causé une gêne évidente pour la procureure Alexia Brianti.

Il est requis 1.000€ de contravention et comme le coupable titubait, une suspension du permis de conduire d’au moins huit mois en complément.

Décision du tribunal à l’issue du délibéré: une peine de 4.000€ d’amende, 700€ pour l’échappement bruyant et la suspension du permis pendant six mois.


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