L'homme qui a agressé le maire du Plan-de-la-Tour condamné

Laurent Giubergia a été pris à partie par un homme en état d’ivresse alors qu’il demandait à une automobiliste de déplacer son véhicule.

V. W. Publié le 29/08/2021 à 17:05, mis à jour le 29/08/2021 à 17:05
Laurent Giubergia a été pris à partie par un homme en état d’ivresse alors qu’il demandait à une automobiliste de déplacer son véhicule. Photo J.-M. R.

2021, annus horribilis pour Laurent Giubergia. Rien n’aura été épargné au maire du Plan-de-la-Tour, élu en 2020. En juin dernier, un homme ivre au volant de son 4x4 renversait une petite fille de 6 ans lors de la fête de la musique. Un mois et demi plus tard, Doriane Ragon, une habitante du village, était assassinée par arme à feu par Marc Floris. La semaine dernière, l’incendie de Gonfaron s’est invité dans la commune, détruisant plusieurs hectares de forêt.

Cerise sur ce gâteau rance, samedi dernier, alors que le feu faisait encore rage, le premier édile est agressé en pleine rue par un homme en état d’ivresse. Yoann K., 33 ans, présentait un taux d’alcool de plus de 1g/l de sang à... 10 heures du matin! "J’étais chez un ami et nous avons bu toute la nuit, reconnaît le Saint-Maximois à la barre du tribunal correctionnel de Draguignan. Depuis que j’ai perdu une jambe dans un accident, je suis tombé dans l’alcool. Je ne suis plus moi-même quand je bois..."

Laurent Giubergia en a fait les frais. Alors qu’il demandait à une automobiliste de se garer ailleurs car sa voiture gêne la circulation, il est violemment apostrophé par Yoann K., qui lui reproche sa façon de parler à une simple passante.

 

Un témoin qui assiste à la scène confirme aux gendarmes les insultes, proférées à moins de 50 centimètres du visage du maire, resté impassible. Devant les forces de l’ordre, Yoann reconnaîtra un temps avoir même pincé la joue de l’élu, "comme à un enfant". "Non, je n’ai pas fait ça, conteste désormais le prévenu. J’ai dit ça alors que j’étais ivre. Je n’ai pas non plus renversé une bouteille de soda sur lui, comme cela a été écrit." Le témoin confirme que le liquide n’a pas été versé sur Laurent Giubergia, mais simplement par la fenêtre du véhicule de la compagne de Yoann, venue le chercher.

"C’est une agression gratuite particulièrement désagréable d’une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions, relève le procureur Patrice Cambérou. Même si monsieur n’est pas du village, il ne pouvait ignorer la fonction de maire de Laurent Giubergia, qui l’avait annoncé à l’automobiliste. Il faut une prise de conscience, et elle ne peut être effective qu’en passant un temps en prison."

Malgré ses excuses et la défense de Me Ben Ali qui conteste aussi bien l’outrage que les violences, Yoann K. est condamné à douze mois d’emprisonnement dont six de sursis probatoire avec obligation de soins et stage de citoyenneté.

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