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L'ex-directeur des Jeux du Café de Paris face à la SBM au tribunal de Monaco

Mis à jour le 10/10/2019 à 09:10 Publié le 10/10/2019 à 09:10
L’ancien directeur des Jeux conteste son licenciement devant le tribunal du travail.

L’ancien directeur des Jeux conteste son licenciement devant le tribunal du travail. Photo Jean-François Ottonello

L'ex-directeur des Jeux du Café de Paris face à la SBM au tribunal de Monaco

L’ex-directeur des jeux du Café de Paris, Eric Cicero, conteste son licenciement "abusif" alors que la SBM lui reproche "une déloyauté la plus totale". Jugement prévu le 19 décembre

Une affaire de licenciement abusif entre l’ex-directeur des jeux du Café de Paris et son employeur, la SBM, a réveillé la petite salle affectée au tribunal du travail présidé par Michel Soriano. L’ancien croupier conteste la décision. L’entreprise la conforte. Dès lors, l’éviction d’Éric Cicéro, pour être valable, respecte-t-elle des motifs réels et sérieux? C’est-à-dire les fautes graves reprochées à l’audience: insubordination, sommes illicites, objectifs manqués, comparaison incongrue avec le directeur général Pascal Camia, etc. C’était tout l’objet des débats.

"C’est sa mise
à mort"

Évidemment, l’intéressé s’en défend. Pour étayer sa contestation, il considère que ces allégations ne constituent pas la véritable raison du licenciement. Conseil du plaignant, Me Delphine Frahi n’hésite pas à dévoiler une véritable conspiration.

"Mon client a rempli tous les objectifs. Son établissement était le seul excédentaire. Mais il dérange ! C’est l’unique raison pour le chasser définitivement de la société. Pourtant, aucun signe de mécontentement n’apparaissait quelques jours auparavant. Mais le couperet tombe le 5 décembre 2016 après vingt-quatre ans d’activité pour ce cadre promu à de hautes fonctions."

"Le préjudice de mon client est immense, conclut l’avocate. C’est sa mise à mort. Il est obligé de s’exiler car il n’a plus la possibilité de travailler à Monaco ni dans d’autres pays de l’Union européenne puisqu’il est monégasque."

Jugement le 19 décembre

Pour Me Thomas Giaccardi, aux intérêts de la SBM, "ce personnage a tout fait pour mettre les bâtons dans les roues des événements éphémères. Certes, ils coûtent de l’argent. Mais ils rapportent des gains. Dans une déloyauté la plus totale, il a placé des barbelés pour éviter la nomination au poste de directeur général des casinos de M. Camia. Parce que c’était un hôtelier et qu’il était soi-disant incapable de se charger de la relance du secteur déficitaire des jeux. C’est de l’insubordination"…

L’avocat tempête à propos du dédommagement demandé. "Cinquante ans de salaire! Le montant est considérable. Tout cela parce qu’il est monégasque et que l’on ne licencie jamais un ressortissant? C’est faux." 

Et l’avocat de demander au tribunal de débouter Eric Cicero de sa demande de dédommagement.

Le président Michel Soriano rendra sa décision le 19 décembre prochain.

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