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L'escort-girl avait oublié une "bonbonne" de cocaïne de son ancien client dans son sac

Mis à jour le 01/06/2017 à 22:05 Publié le 01/06/2017 à 20:30
Une escort.

Une escort. istock

L'escort-girl avait oublié une "bonbonne" de cocaïne de son ancien client dans son sac

Au cours d'un contrôle de routine, une escort-girl d'une trentaine d'années se fait pincer avec une "bonbonne" de cocaïne dans son sac. Elle nie en être la propriétaire. Le tribunal l'a condamné à une forte amende.

Au cours d'un contrôle de routine au Sun Casino du Fairmont, le 23 février dernier, les policiers trouvent un sachet contenant 0,83 g de cocaïne dans le sac d'une femme africaine. Interrogée, cette prostituée jure que la drogue ne lui appartient pas : elle en avait la garde jusqu'au retour du client. Il lui avait laissé car il était dans l'impossibilité de payer le prix de la passe. Une sorte de garantie ou de solvabilité ? Surtout, une infraction pour détention de stupéfiants d'un coût de 1.000 € d'amende…

La mésaventure, peu banale, est contée par une escort-girl devant le tribunal correctionnel. Cette Gabonaise d'une trentaine d'années, après une soirée de "repérage" dans un établissement de la Principauté, retourne dans sa garçonnière de Beausoleil avec un client anglais.

La drogue en caution

Sur le chemin, le Britannique, complètement pompette, achète une bonbonne de cocaïne. Arrivé dans l'appartement, il en consomme une bonne pincée pour stupéfaire sa partenaire d'un soir. Mais avant de passer à l'acte, la belle-de-nuit s'enquiert des modalités de paiement à hauteur de 500 € ! Quel flair : le noctambule n'a plus un sou en poche. Dans ce genre de transaction, on ne contracte aucun crédit à la consommation ni n'accorde de demi-tarif. Toutes les prestations sont réglées au comptant et d'avance.

Afin de rentabiliser son créneau horaire, l'escort-girl lui propose d'aller retirer la somme au distributeur automatique de billets. Mais l'automate refuse de délivrer le moindre argent. Était-il hors-service ou bien notre homme, sous l'effet de la boisson, avait-il mélangé les chiffres du code secret ? Devant cet échec, le couple en reste là et chacun retourne chez soi. Mais la marchande d'amour garde la "bonbonne" pour éviter qu'il se fasse attraper en Principauté avec la cocaïne…

Énervée d'avoir perdu sa soirée, et après avoir retrouvé son appartement, elle jette le petit paquet de drogue dans une chaussure. Le temps passe et un jour dédié au rangement, la courtisane glisse le précieux sachet dans une trousse où elle met ses produits de maquillage… Et elle se fait pincer au Sun Casino.

1.000 € d'amende

"Pourquoi la bonbonne ressort presque trois mois plus tard ? Prenez-vous de la drogue ? En cédez-vous ?", lui demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle.

"J'avais changé de sac, répond la prévenue. Ce sachet était tellement petit… Je l'avais oublié et je ne m'en suis pas aperçu. Je ne consomme pas de stupéfiants. Mais en tant que prostituée, on m'en demande quelquefois."

Le procureur général Jacques Dorémieux croit la coupable. "Des analyses de sang prouvent que Madame n'a aucune trace de substances illicites. Je suggère une peine d'amende qui servira d'avertissement : de 300 € à 500 € assortis du sursis."

La défense mettra en exergue la coopération spontanée et sincère de sa cliente avec les policiers. "Car elle n'a rien à cacher, relève l'avocat Stephan Pastor. Ce comportement est la conséquence d'une existence chaotique. Cette femme n'a jamais eu de problème avec la police. Ferme et droite dans ses déclarations, ne jetez pas le discrédit dans son domaine. Faites preuve de compréhension."

Pourtant, les juges iront encore plus loin que le ministère public avec 1.000 € d'amende.


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