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Les six caissières de la SBM ont-elles détourné l'argent des entrées du casino?

Mis à jour le 15/06/2016 à 05:09 Publié le 15/06/2016 à 05:09
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

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Les six caissières de la SBM ont-elles détourné l'argent des entrées du casino?

Six femmes ont comparu devant le tribunal correctionnel. Elles sont soupçonnées d'avoir conservé une partie de l'argent des droits d'entrée acquittés par les clients du casino de Monte-Carlo.

En majorité, ces prévenues réfutent toute malversation. Et s'il y a eu quelques tripatouillages de fonds, c'était uniquement, affirment-elles, pour combler les erreurs de caisse dues à un système de perception défaillant. Une seule employée, confrontée à des difficultés financières, a reconnu plusieurs détournements.

C'était courant 2015. La SBM note une absence anormale des déclarations des droits d'entrée. Des inspecteurs des jeux sont désignés pour enquêter. À l'issue de leurs investigations, ils démontrent une série de détournements dans les recettes, entre le 7 et le 10 octobre. Ils chiffrent le préjudice à 2 030 €.

« Par quels moyens ? » demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Deux surveillants évoquent un jeu de tickets, somme toute complexe. Quand le président interroge les prévenues, s'ensuit un salmigondis de théories où les détournements oscillent entre un et trois, et les sommes entre 20 € et 60 €. Si les faits sont justes reconnus pour combler les erreurs de caisse, d'autres personnes n'en ont aucune souvenance ou n'ont jamais commis d'infractions. Quant à l'employée indélicate, elle a puisé en douze fois la somme de 1 458 €, en raison de difficultés financières personnelles.

Pour la partie civile, Me Thomas Giaccardi estime qu'on « essaie de trouver des problèmes ou des défauts de vigilance au sein de la SBM pour justifier ces détournements. Or, aujourd'hui, vous avez à juger le sommet du sommet de l'iceberg. Car le contrôle, opéré sur un seul mois, démontre une véritable organisation entre chaque personne… Conserver des fonds pour équilibrer la caisse constitue un détournement. La SBM demande 3 000 € plus 1 980 € de dommages ».

Y avait-il source de bénéfices pour le procureur Cyrielle Colle ? C'est évident ! La représentante du parquet le démontre par une litanie de chiffres. « À la fin de la journée, ces personnes déclaraient des sommes non conformes à la réalité pour combler les différences. Ce système, où l'on s'affranchissait de toutes les règles morales, était propice aux infractions. Vous prendrez en compte les différences de préjudice pour évaluer les peines : des amendes suffisamment importantes, au moins 1 000 €, que vous pourrez assortir du sursis. Pour la plus impliquée, deux mois ferme. Ou six mois avec liberté d'épreuve et obligation de rembourser si vous optez pour le sursis. »

Dans leurs plaidoiries, Mes Hervé Campana, Sarah Filippi et Arnaud Cheynut défendront avec beaucoup de conviction leurs clientes en tenant compte de la confusion et l'incohérence du système de billetterie. Ils réclameront respectivement la clémence, la relaxe et le bénéfice des circonstances atténuantes. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré jusqu'au 5 juillet 2016.

Offre numérique MM+

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