Rubriques




Se connecter à

Les proches de Marie-Hélène reprennent espoir: 30 ans après sa disparition sur la Côte d'Azur, l'enquête redémarre

L'affaire avait été classée sans suite en 2013, le "pôle cold cases" basé à Nanterre rouvre l'information judiciaire concernant la mystérieuse disparition de l'Azuréenne Marie-Hélène Audoye le 21 mai 1991.

Elodie Antoine Publié le 14/06/2022 à 11:12, mis à jour le 15/06/2022 à 14:26
Marie-Hélène allait avoir 23 ans au moment de sa disparition. Photo DR

Un soulagement pour Annie Audoye, la mère de Marie-Hélène. "Elle ne sera pas oubliée", sanglote-t-elle au bout du fil depuis son appartement d'Antibes. 

C'est désormais officiel, le pôle "cold cases" de Nanterre rouvre l'information judiciaire, 31 ans après la disparition de la jeune représentante en pharmacie.

Comme tant d'autres familles, Annie Audoye nourrit énormément d'espoir en cette nouvelle juridiction nationale. 

La juge Kheris aux commandes 

"Nous avons saisi le pôle "cold cases" (affaires froides en français, Ndlr) le jour même de son ouverture, à savoir le 1er mars 2022. Notre courrier a été le premier qui a été reçu par le cabinet d’instruction", précisait il y a quelques semaines Sophie Jonquet, l'avocate d'Annie Audoye. "Après un premier entretien auquel je me suis rendue seule, ma cliente et moi-même avons été reçues par la première vice-présidente de ce pôle, Sabine Kheris". 

 

La juge Kheris, connue notamment pour avoir soutiré des aveux à Michel Fourniret sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003 dont le corps n'a toujours pas été retrouvé, sera en charge du dossier de Marie-Hélène Audoye. 

Sept procédures lui ont déjà été confiées. Parmi elles, des affaires dans lesquelles l'ogre des Ardennes - décédé l'année dernière - pourrait être impliqué. 

Alors qu'elle avait quitté son appartement de Cagnes-sur-Mer pour une tournée commerciale entre Monaco et les Hautes-Alpes, Marie-Hélène Audoye a-t-elle croisé la route d'un tueur en série? A-t-elle été victime d'une rivalité amoureuse?

Sabine Kheris a désormais la lourde tâche de se replonger dans les méandres de cette disparition qui n'a jamais pu être expliquée et qui comporte de nombreuses zones d'ombre. 

 

Dans l'espoir de recueillir des témoignages, il y a fort longtemps, Annie avait ouvert une ligne téléphonique qui existe encore aujourd'hui*. Malgré de nombreux canulars, informations infructueuses et menaces, elle garde espoir que celle-ci puisse un jour contribuer à l'enquête. 

*Il s’agit du numéro: 04.92.91.06.23.

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.