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Les magistrats prônent le dialogue contre la défiance à Monaco

Mis à jour le 03/10/2017 à 10:15 Publié le 03/10/2017 à 05:27
C’est toute l’institution judiciaire qui est meurtrie par les soupçons qui planent sur quelques membres de l’administration judiciaire.

C’est toute l’institution judiciaire qui est meurtrie par les soupçons qui planent sur quelques membres de l’administration judiciaire. Photo Michael Alesi

Les magistrats prônent le dialogue contre la défiance à Monaco

Alors que la presse se passionne pour l'affaire Rybolovlev ou la garde à vue de Philippe Narmino, la Justice de Monaco a fait sa rentrée, hier, sans jamais les évoquer directement

L'affaire Rybolovlev était dans tous les esprits. Les places pour assister à l'audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux étaient chères : toute la presse était sur le coup. Sait-on jamais, des fois qu'il y ait une grande déclaration.

Peine perdue : à Monaco, on fait dans la délicatesse. Et même si toute l'institution est remise en question à longueur d'articles de diverses parutions. Même si le directeur des services judiciaires lui-même a été placé en garde à vue et a demandé sa mise en retraite anticipée.

S'il était impossible de passer totalement l'affaire sous silence, c'est avec pudeur que les magistrats ont évoqué leurs meurtrissures, en présence du souverain.

"Cette audience nous permet, surtout en cette période délicate, de mesurer le fidèle intérêt que Son Altesse Sérénissime le prince souverain accorde toujours aux juridictions de la principauté." Ainsi a débuté le discours de Brigitte Grinda-Gambarini, premier président de la Cour d'Appel.

Elle a poursuivi en louant la "prédilection pour le sport" de Laurent Anselmi, qui succède à Philippe Narmino à la tête de l'institution. Une qualité qui le "prédisposait naturellement à rejoindre cette institution en ce début d'année judiciaire qui sera "physique"".

"Décourageant" et "révoltant"

Même lorsqu'il s'est agi de rentrer dans le vif du sujet, c'est avec sensibilité que Brigitte Grinda-Gambarini s'est lancée: "Comment ne pas évoquer ce contexte de travail, alors que nous avons entendu, que nous entendons et que nous allons encore entendre que certains n'ont plus confiance dans notre justice... Cela est décourageant, cela est même révoltant. Mais il ne suffit pas d'en prendre acte ou de le déplorer. Il nous appartient, chaque jour davantage, de renforcer notre légitimité en substituant le dialogue à la défiance, et en continuant de partager cette valeur commune qui est déjà au cœur de tous nos échanges et qui devra y demeurer : je veux parler de l'éthique."

Sans s'apitoyer, et en allant de l'avant. Vers la solution. Vers la lumière. Et s'il demeurait un doute, elle a conclu sur ses mots: "Je rends à tous mes collègues, sans aucune exception, un hommage appuyé."

De son côté, le procureur général Jacques Dorémieux a tenu à remercier le souverain de sa "présence en ces temps troublés", en laquelle il a tenu à voir la marque d'un profond soutien.

Derrière toute cette dignité, c'était hier toute une profession qui semblait en souffrance. Blessée par les soupçons qui pèsent sur quelques-uns, et qui, comme trop souvent, entachent toute une institution.


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