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Les magistrats monégasques expriment leur mal-être lors de la rentrée des cours et tribunaux

Mis à jour le 02/10/2019 à 10:59 Publié le 02/10/2019 à 09:04
Audience solenelle de rentrée au Palais de Justice de la principauté de Monaco en présence du prince Albert

Audience solenelle de rentrée au Palais de Justice de la principauté de Monaco en présence du prince Albert Photo Sebastien Botella

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Les magistrats monégasques expriment leur mal-être lors de la rentrée des cours et tribunaux

Malgré un contexte de sous-effectif et de restructuration, les magistrats de Monaco ont clos hier un exercice judiciaire"dense et sensible" et fait preuve d'ambition et d'espoir pour les années à venir. "Les juges passent, mais les affaires demeurent" d'après le premier président de la Cour d'appel de Monaco

Dans le jargon judiciaire, on la nomme « mercuriale ». La rentrée des cours et tribunaux a réuni, ce mercredi matin au Palais de justice, le tout-Monaco institutionnel, en présence du prince Albert II. Une audience solennelle particulièrement attendue après une année judiciaire ponctuée par le non-renouvellement du très médiatique juge d’instruction de l’affaire Bouvier-Rybolovlev (dans le volet trafic d’influence), Édouard Levrault, et le départ du Directeur des Services judiciaires, Laurent Anselmi, deux ans après sa nomination (lire ci-contre).

"Les juges passent, qu’il s’agisse de mise en disponibilité, de départs à la retraite, de fins de détachements ou de leur non-renouvellement, mais les dossiers demeurent", a tranché le premier président de la Cour d’appel, Brigitte Grinda-Gambarini, comme pour rappeler que l’institution l’emporte sur l’individu. Avant d’inviter à l’humilité.  "Chacun de nous n’est qu’un infime rouage de la chaîne judiciaire, ce que l’un d’entre nous n’est pas en mesure d’effectuer, un autre magistrat le fera."

"une année judiciaire dense et sensible"

Ce mercredi, le ton des discours n’était donc pas à la plaisanterie et encore moins à l’improvisation. Souvent en filigrane, dans le poids et le choix des mots, les saillies se voulaient parfois directes. Notamment au moment d’évoquer l’indépendance et les spécificités du droit monégasque, et la déontologie de ses représentants. Brigitte Grinda-Gambarini s’érigeant porte-parole d’un corps meurtri par les attaques médiatiques et la suspicion. "L’année judiciaire a, une fois de plus, été dense et sensible car certaines stigmatisations médiatiques ont été et sont douloureuses pour ceux qui se contentent de faire leur métier de magistrat, en conscience."

"L’Histoire nous a suffisamment appris que toute civilisation méprisant ses juges et sa justice va inéluctablement à sa perte et nous devons – chacun dans notre rôle – tout mettre en œuvre, quotidiennement et humblement, pour ne pas être les témoins passifs de la dégradation de l’image du juge…", a-t-elle appuyé.

Des propos régulièrement acquiescés de hochements de tête par le souverain, qui a jeté quelques regards par-dessus son épaule en direction de Laurent Anselmi au moment des hommages adressés à ce dernier.

Ce mercrddi, la justice monégasque a donc mis des mots sur son mal-être, tout en se tournant avec optimisme vers l’avenir et la modernité, évoquant une "Smart Justice" dans le sillage de la "Smart City". Une dématérialisation des procédures, entre autres, où l’humain garderait la main. "Le but n’est pas de créer aujourd’hui une navette justice autonome, ayant pour seul pilote l’intelligence artificielle."

Audience solenelle de rentrée au Palais de Justice de la principauté de Monaco en présence du prince Albert
Audience solenelle de rentrée au Palais de Justice de la principauté de Monaco en présence du prince Albert Photo Sebastien Botella

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