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Les huit bières et les verres de gin étaient de trop

Mis à jour le 08/12/2017 à 05:04 Publié le 08/12/2017 à 05:04

Les huit bières et les verres de gin étaient de trop

Malgré toutes les mises en garde, les sanctions pénales et les campagnes de sensibilisation, les conducteurs en état d'ivresse sont toujours légion à l'audience du tribunal correctionnel.

Malgré toutes les mises en garde, les sanctions pénales et les campagnes de sensibilisation, les conducteurs en état d'ivresse sont toujours légion à l'audience du tribunal correctionnel. Le dernier exemple date de mardi. À la barre, un Mentonnais de 48 ans, récidiviste, comparaissait pour avoir enfourché, le 29 juin dernier, son deux-roues avec une alcoolémie de 1,20 mg par litre d'air expiré. En répression, il passera huit week-ends à la maison d'arrêt.

« J'avais bu énormément »

Retour, ce même jour, vers 2 h 50, sur le boulevard Princesse-Alice. Un cyclomotoriste, ivre, roule à vive allure. Il chute à hauteur du virage du Casino. Les plaies sont graves et nécessitent son transport au CHPG où il est opéré en urgence.

La scène est filmée par les caméras de vidéosurveillance. Quand il est entendu par les policiers, à la fin du mois d'août, il reconnaît l'absorption de boissons sur le port Hercule : huit bières et quelques verres de gin !

« N'alliez-vous pas à scooter à Menton pour rejoindre votre domicile ? » présume le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. « Surtout pas, assure le bagagiste. Je ne me sentais pas bien ce soir-là. J'avais bu énormément. Je me dirigeais vers l'hôtel Hermitage afin qu'un collègue appelle un taxi pour me ramener chez moi. »

Le magistrat fait la leçon au prévenu. « Quel drame horrible, s'il y avait eu des piétons au même moment ! En 2013, vous aviez déjà vécu un scénario identique… » Le fautif, consterné, assure pourtant qu'il n'a « aucun problème avec l'alcool ».

Alors, le Mentonnais mesurait-il sa chance de comparaître en chair et en os devant les juges ? « Quand on voit la scène, rappelle le procureur Alexia Brianti, cet homme est un miraculé. Il y a quatre ans, il avait été condamné à de la prison avec sursis pour une infraction identique. Ce n'était pas suffisant. Il récidive en mettant sa vie en danger. Vous n'avez pas d'autre choix que de révoquer votre décision antérieure… »

Il sera requis finalement un quantum approprié à la situation professionnelle du prévenu : l'exécution fractionnée de deux mois de prison ferme. Plus une amende à 45 €. Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.


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