Rubriques




Se connecter à

Les grandes dates de l'affaire Omar Raddad depuis le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991

De la mort de Ghislaine Marchal en 1991, à la nouvelle demande de révision du procès du jardinier marocain Omar Raddad, condamné pour son meurtre puis gracié, les grandes dates d'une affaire judiciaire à rebondissements.

La rédaction Publié le 24/06/2021 à 08:15, mis à jour le 23/06/2021 à 22:41
Omar Raddad. Photo PQR Le Parisien

La défense du jardinier, désigné comme coupable par la fameuse inscription "Omar m'a tuer" tracée avec le sang de la victime, va déposer ce jeudi 24 juin, une requête en révision de sa condamnation. Voici les grandes dates de cette affaire. 

Meurtre d'une riche veuve 

Le 23 juin 1991, la veuve d'un industriel en équipements pour l'automobile, Ghislaine Marchal, 65 ans, est tuée à coups de chevron de bois et de couteau. Une importante somme d'argent est dérobée dans son sac.

Son corps est découvert le lendemain dans une pièce en sous-sol de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes) dont la porte a été barricadée et où l'on trouve deux inscriptions en lettres de sang: "Omar m'a tuer" et "Omar m'a T.".

Omar Raddad inculpé 


Omar Raddad, jeune jardinier marocain, employé depuis 1987 par Mme Marchal, est inculpé d'homicide volontaire le 27 juin et écroué à Grasse. Il nie les faits.

 

Le 23 août 1991, les résultats d'une première expertise graphologique sur les inscriptions tendent à prouver qu'elles sont bien de la main de la victime.

18 ans de réclusion 


Le 2 février 1994, la cour d'assises des Alpes-Maritimes déclare Omar Raddad coupable du meurtre de Ghislaine Marchal. Le jardinier défendu par Me Jacques Vergès continue de nier. Il est condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Le 9 mars 1995, le pourvoi en cassation est rejeté.

Grâce partielle 


Le 23 mai 1996, le président Jacques Chirac signe un décret pour accorder une grâce partielle à Omar Raddad: sa peine est réduite de quatre ans et huit mois. Omar Raddad est libéré le 4 septembre 1998 de la centrale de Muret (Haute-Garonne) après avoir purgé plus de sept ans de prison.

Première demande de révision 


Le 27 janvier 1999, Me Vergès dépose une requête en révision sous la forme d'un mémoire de 60 pages portant notamment sur l'absence de recherches d'empreintes sur le chevron de bois, sur la destruction de photos et sur les expertises graphologiques.

 

Nouvelles expertises 


Le 31 octobre 2000, deux graphologues désignés par la commission de révision de la Cour de cassation mettent en doute l'identité de l'auteur de l'inscription. "Il n'est pas sûr que ce soit Mme Marchal qui ait écrit +Omar m'a tuer+, estiment-ils.

Le 27 décembre, une nouvelle expertise de police scientifique conclut que la trace de main ensanglantée accompagnant l'inscription "Omar m'a tuer", est faite du sang de Mme Marchal mêlé à un sang masculin. Une analyse détermine le 20 février 2001 que cet ADN masculin n'est pas celui d'Omar.

Refus de rejuger


Le 20 novembre 2002, la Cour de révision rejette la demande d'un nouveau procès: cette haute juridiction criminelle estime que la défense d'Omar Raddad n'a pas apporté d'élément nouveau suffisant pour un procès en révision.

Nouvelles traces d'ADN


Des traces d'ADN exploitables sont mises en évidence sur des nouveaux prélèvements, annonce le 5 novembre 2015 le parquet de Nice. Cette nouvelle investigation fait suite à une demande du nouveau défenseur d'Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, qui s'appuie sur la loi du 20 juin 2014 assouplissant les critères de révision d'un procès.

Le 10 octobre 2016, les analyses concluent que ces nouvelles traces d'ADN ne sont pas celles de M. Raddad. Ces nouvelles empreintes génétiques correspondent à quatre hommes, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement, trouvées sur deux portes et un chevron de la scène du crime.

 

Nouvelle requête en révision 


Me Noachovitch doit déposer ce jeudi une nouvelle requête en révision sur la base des nouvelles analyses des traces d'ADN découvertes en 2015.

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.