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Les auteurs d’outrages envers de hauts fonctionnaires monégasques à la barre

La justice ne donne pas de blanc-seing aux Monégasques en matière d’outrage. Pour s’être laissé aller à pareil sentiment de colère et avant d’en venir à la révolte, Didier Garofalo et Bernard Carpinelli ont comparu devant le tribunal correctionnel.

J.-M.F. Publié le 07/07/2014 à 08:41, mis à jour le 07/07/2014 à 08:48
Palais de justice de Monaco

La justice ne donne pas de blanc-seing aux Monégasques en matière d’outrage. Pour s’être laissé aller à pareil sentiment de colère et avant d’en venir à la révolte, Didier Garofalo et Bernard Carpinelli ont comparu devant le tribunal correctionnel.

Il leur est reproché d’avoir insulté le ministre d’État, le conseiller de gouvernement pour l’Intérieur, les magistrats et des fonctionnaires de la Sûreté publique.

Certes, ces grands serviteurs de l’État incarnent plus que d’autres l’indignation ressentie. Mais les courriels frappés d’outrages, adressés en début d’année 2013, les a obligatoirement dérangés, heurtés, horrifiés*.

 

D’où l’enquête de police déclenchée pour trouver les auteurs de ces torchons épistolaires propices à l’inconfort, la laideur, l’instabilité… Les deux nationaux étaient rapidement interpellés et placés en garde à vue. Car leur iPad commun avait été plus bavard !

« Quelle médiocrité ! »

Soumis au feu des questions par le président Cyril Bousseron, Bernard Carpinelli a avoué « l’envoie des mails parce que Didier ne savait pas le faire. Mais je ne me suis pas impliqué dans le contenu. » Et d’ajouter : « J’ai des problèmes d’alcool. Je suis invalide… »

Pour Didier Garofalo, étudiant en droit, après un bref rappel du climat subversif remarqué au cours des dernières élections nationales, les courriers étaient fondés. « Ces communiqués des principistes étaient adressés aux noms de la liberté d’expression et de mes parents qui sont morts comme des chiens! J’ai décidé d’aller jusqu’au bout… Et même devant la Cour européenne des Droits de l’Homme s’il le faut. »

Pour les parties civiles, Mes Richard Mullot et Christophe Sosso ont disséqué les manipulations des prévenus. « L’intention était de faire savoir que ces courriels n’étaient qu’un début de la gradation qu’ils réservaient aux destinataires. Qui appartient à une loge maçonnique ? Qui peut être accusé d’association de malfaiteurs ? Où est la liberté d’expression ? Quelle médiocrité! Le courage étalé à cette audience tranche avec les contestations des deux personnages à l’époque des faits. Tout cela est débile! Nous demandons l’euro symbolique. »

 

Le procureur Jean-Jacques Ignacio, lui aussi, n’aura aucun doute sur l’infraction. « Voyous, bande organisée, ripoux… Ce bouillonnement verbal, cette forme de logorrhée pour s’en prendre à l’État monégasque mérite une sanction. Je m’en rapporte à la sagesse du tribunal. Ces gens doivent se rendre compte qu’ils sont justiciables comme tout un chacun. »

Pour terminer, Garofalo a déclaré : « Le combat ne fait que commencer pour la mémoire de mes parents. » L’affaire a été mise en délibéré au 15 juillet.

*Par respect pour les plus hautes personnalités de l’État monégasque, nous évitons de relater les insultes proférées sur les messages.

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