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Le tribunal de Monaco intransigeant avec un couple de voleurs de bague

Mis à jour le 27/02/2019 à 07:37 Publié le 27/02/2019 à 08:45
Le couple ne s’est pas présenté au Palais de justice.

Le couple ne s’est pas présenté au Palais de justice. Photo J.-F.O.

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le tribunal de Monaco intransigeant avec un couple de voleurs de bague

Absents à la barre, les deux complices roumains ont écopé de trois mois de prison ferme pour avoir subtilisé une bague dans une bijouterie du boulevard des Moulins

Malins, les Roumains ! Un couple de quadragénaires, soupçonné par la justice de vol et de recel, s’était présenté à la barre le 16 octobre 2018. Mari et femme, originaires des Carpates et sans profession, avaient demandé ce jour-là un avocat commis d’office afin d’assurer leur défense. La démarche obligeait à reporter l’affaire à une prochaine audience.

Au passage, les époux précisaient qu’ils seraient bien présents à la prochaine comparution devant le tribunal correctionnel.

Absents
à l’audience


En fait, les conjoints n’ont rien entrepris concernant la procédure. Paulina et Ioan auraient-ils fait le déplacement pour prendre la température quelque dix mois après les faits ? Ou bien pressentaient-ils déjà un séjour obligé à la maison d’arrêt à cause d’une culpabilité impossible à dissimuler ? Leur carence pour réponse semble suffire…


Mardi dernier, en effet, les deux prévenus n’étaient pas là pour répondre du vol d’une bague à 6.500 euros dans une bijouterie du boulevard des Moulins. Le 15 mai 2018, vers 18 heures, leur attitude est suspecte chez le joaillier Wurtz, installé sur la place du Casino. L’homme et la femme entrent également chez Daniel Fine Art, où ils subtilisent le bijou avec doigté.


Très vite, l’escamotage est découvert et la description des aigrefins est indiquée aux policiers. Une surveillance en règle est aussitôt mise en place jusqu’au signalement fourni par un motard de la Sûreté publique : il a aperçu le couple au sortir d’une bijouterie de Monte-Carlo…

Recherchés
en Allemagne


Au moment d’énumérer les pièces du dossier, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle a parlé d’un témoin. "Il atteste qu’au moment de son interpellation, l’homme a essayé de se débarrasser d’un petit paquet à côté d’une jardinière. Entre images et témoignages, la femme était poursuivie pour vol et son conjoint pour recel. Par ailleurs, le couple est recherché en Allemagne, également pour vol. D’autres indications fiables révèlent qu’il opère dans toute l’Europe."


Toutefois, ce procès marque le début d’une condamnation en Principauté pour les prévenus. Le premier substitut Olivier Zamphiroff en tiendra compte dans ses réquisitions.

Lourde peine


"C’est une très jolie bague aux reflets verts, ornée de petits diamants que cet individu essayait de dissimuler dans un massif à la végétation verdoyante. Laissez planer sur ces personnes une lourde sanction avec sursis pour les inciter à ne plus revenir sur la terre princière. En prononçant une peine de dix-huit à vingt-quatre mois, vous assurez la sécurité à Monaco."


Comme les mis en cause étaient présents à la première audience et qu’ils ont été informés en même temps de la date de renvoi, le jugement sera malgré tout contradictoire. Finalement, le tribunal est allé beaucoup plus loin que les intentions du Ministère public : trois mois ferme pour la voleuse et le receleur.

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