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Le riche industriel a-t-il cogné sa poupée russe ?

Mis à jour le 15/04/2016 à 05:04 Publié le 15/04/2016 à 05:04
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Michaël Alesi

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Le riche industriel a-t-il cogné sa poupée russe ?

Un Néerlandais a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir brutalisé son amie russe. Malgré une preuve accablante, le prévenu nie en bloc. Le verdict sera rendu le 3 mai.

L'épopée d'un grand séducteur et d'une poupée russe s'est transformée en confrontation épique devant le tribunal correctionnel. La jeune femme raconte cette nuit où se sont accumulés péripéties et retournements au gré d'amours tumultueuses sur fond de passion, de possession et de violence. Le riche homme d'affaires, en revanche, réfute toute brutalité et parle d'un jeu social sentimental où le cœur avait ses raisons…

Les faits remontent à la mi-décembre 2014. Comme on commence à déballer le linge sale dans le prétoire, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle demande vite aux deux parties de s'en tenir aux seuls faits.

Deux versions

Il résume : « Monsieur a porté des coups sur sa compagne, à l'époque où le couple vivait dans le grand duplex de Monaco. Réfugiée dans la salle de bains, la victime alerte les policiers qui constatent marques et blessures au visage. Mais aucun désordre dans la chambre à coucher. »

La version de chacun suit. La jeune Slave évoque une soirée passée au Buddha-Bar. Comme ce « Casanova » avait bu, il est devenu agressif. D'un naturel jaloux, il a reproché à son amie ses précédentes aventures amoureuses. C'est le drame ! Pour le calmer, elle consent à avoir des relations sexuelles. Et dès que son amant s'endort, elle en profite pour s'enfermer et téléphoner…

Le prévenu reconnaît une dispute mais il nie avoir donné des coups de poing. Il assure n'avoir remarqué aucune trace sur son visage… « Les a-t-elle faites après votre endormissement ? demande le président. Comme vous êtes très attaché à Madame, vous l'appelez quelques jours plus tard. Là, elle enregistre la conversation où vous vous excusez des brutalités infligées, de votre perte de contrôle parce qu'elle vous rendait fou. Vous terminez par cette phrase : "Je sais que j'ai fait le con…" Alors ? »

Le Néerlandais fortuné jure n'avoir jamais avoué qu'il la battait dans la conversation. La victime campe sur ses accusations. Dès lors, le procureur Cyrielle Colle parle d'un prévenu « amoureux à sa manière » et note sur le rapport « un œdème à la joue, un traumatisme au crâne, la lèvre boursouflée. La victime n'a pas triché avec les photos. Afin d'éviter de recommencer, vous prononcerez une peine de dix à quinze jours avec sursis ».

« Mon client, c'est son compte en banque »

Me Richard Mullot tempête : « C'est le dossier de tous les excès avec une enquête orientée vers des violences sexuelles. Or, il n'en est rien ! Mon client est un célibataire convoité qui gère un compte de 12 milliards d'euros. Cela attire aussi les jolies demoiselles. Faut-il faire le palmarès de la victime ? Cinq années de ruptures et de conciliations ont résonné des sonorités de bijoux à un million d'euros. Mon client, c'est le compte en banque de Mademoiselle. Elle attendra trois heures dans la salle de bains pour se soigner et appeler la police ! Or, quelques jours après, elle apparaît éclatante dans des journaux people. Elle est capable de mentir. Il y a un doute… La relaxe ! »

Le tribunal a mis l'affaire en délibéré jusqu'au 3 mai prochain.

Offre numérique MM+

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